Ould Bebana parle de sa convocation pour répondre d’une plainte portée contre le site Sahara Media (*)


Aujourd’hui, la police m’a convoqué  à la suite d’une plainte déposée par le regroupement général de la sécurité routière,  auprès du procureur de la République de la Wilaya  de Nouakchott Sud , contre le site de Sahara Medias, se rapportant à  des informations publiées il y a cinq jours, évoquant l’intégration   prochaine du  dispositif « sécurité routière » au système « police ».
Il va sans dire qu’en tant qu’institution d’informations , nous croyons au pouvoir judiciaire et à ses tribunaux. Nous considérons que tout le monde a le droit d’y recourir chaque fois qu’il sent une violation de ses droits, parce que le droit est le garant de la liberté à laquelle nous aspirons en tant que journalistes, une liberté contrôlée et organisée encadrée par le droit et ses procédures.

Mais l’ étrange  est que  « l’intégration » de deux organes de la sécurité nationale, entre eux , soulève la sensibilité de l’un, quand l’information en elle même,ne nuit pas et ne diminue en rien le corps  : «sécurité routière», ni  ne le décrit  non plus, comme « indécent ou abusif ».
Dans un langage de presse consistant et cohérent, nous fournissons des informations que nous avons obtenues de sources fiables,   mais que  l’intégration de ce corps avec la police soit  une accusation ou une infraction, c’est ce que nous ne savions pas.

Nous sommes surpris par cette « sensibilité » excessive exprimée par la « sécurité routière » qui aurait pu envoyer un « démenti  » ou une « réponse » à l’information , que Sahara medias  aurait publié sans hésitation, comme elle  l’a fait pour  une chaîne de télévision qui a repris  notre information à  nous.

Nous respectons tous les services de sécurité, ainsi que le lecteur  qui nous a fait confiance lorsqu’il est entré sur notre site à la recherche de l’actualité. Mais le plus  important encore, c’est que nous nous respectons nous-mêmes d’abord et nous ne violerons pas les lignes rouges que nous avons tracées nous-mêmes, en ce qui concerne l’objectivité, la crédibilité et l’exactitude.
Si nous les  violions, nous serons  les premiers à nous en excuser explicitement et publiquement.

(*) Déclarons  totale solidarité avec sahara médias et son honorable staff.

 

Source : http://zahraa.mr/node/19239

Traduit par adrar.info

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