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Algérie : la ministre de l’enseignement interdit la prière dans les écoles

Algérie : la ministre de l’enseignement interdit la prière dans les écolesImportante controverse ces derniers jours en Algérie après la décision de la ministre de l’enseignement, Nouria ben Ghabrit, d’interdire la prière dans les écoles, une décision largement condamnée par des associations et autres activistes.

La question a pris de l’ampleur lundi quand la ministre a été interrogée sur sa position à propos de l’exclusion d’une élève de l’école algérienne internationale à Paris, sous tutelle du ministère et destinée aux enfants des expatriés algériens et du corps diplomatique pour avoir prié à l’intérieur de l’établissement.

Dans sa réponse la ministre qui effectuait une visite dans la wilaya de Bourj Bouaririj la ministre a déclaré que « les élèves vont à l’école pour apprendre et pas pour autre chose, et la prière doit se faire à la maison et non pas à l’école ».

Quelques jours avant cette déclaration, le journal « ECHOUROUK » a publié une information selon laquelle la ministre a ordonné aux directeurs de l’enseignement dans les wilayas la fermeture des lieux de prière et de les transformer en classes afin de faire face au sureffectif dans les écoles.

L’association des oulémas musulmans algériens, le plus grand rassemblement des religieux du pays a été la première à avoir dénoncé la décision de la ministre et avait mené une importante campagne contre elle sur sa page facebook.

Commentant cette déclaration de la ministre, le président de l’association Aberrazak Kassoum, dans un article publié par le journal « AL BASSAIR », a déclaré « qu’un tel fait ne se produit pas dans les geôles sionistes, les plus virulents ennemis, ni sous les régimes fascistes ou athées ».
Le président de l’association « déplore le mutisme des autorités face aux propos provocateurs de la ministre qui peuvent pousser la colonie algérienne en France à se rebeller contre sa patrie et son pays. »

Les islamistes et les conservateurs algériens n’ont cessé depuis la nomination de Nouria ben Gabrit en 2014 de l’attaquer l’accusant de vouloir « européaniser » l’école et imposer le français.

Les laïcs eux estiment que la ministre travaille à un projet destiné à moderniser l’école et la sortir des clivages idéologiques.

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