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Le dialogue, pouvoir-opposition, a bel et bien commencé

Résultat de recherche d'images pour "dialogue enmauritanie"La déclaration par laquelle la présidence a mis fin aux tentatives de certains députés de faire modifier la Constitution, avait pour objectif principal de ramener l’opposition sur le ‘ring’, par une ‘porte dérobée’.
Elle a eu les effets, politique et psychologique, que l’on sait, d’abord au niveau de la rue et ensuite auprès des différents segments de l’opposition.
Elle a aussi eu certains effets, divers et mitigés, au niveau de la majorité. Mais cet aspect-là fait partie des labyrinthes par lesquels le pouvoir et l’UPR savent laver leur linge sale, en famille. L’opposition démocratique a, globalement bien reçu le message auquel elle a réservé un accusé de réception, prompt, responsable et qui rappelle, pour l’essentiel, la nécessité de la reprise du dialogue, avant les élections présidentielles.
Les réactions (positives ?) du pouvoir ne se sont pas fait attendre.
Ould Bellal, Président de la CENI, est reçu, en grande pompe, avec son équipe, par le Président Aziz, qui leur recommande de faire de leur structure un outil de transparence et de neutralité pour assurer aux prochaines élections présidentielle tout le sérieux qu’elles méritent.
C’est à la CENI, à présent, de suggérer, au pouvoir et à l’opposition, les conditions minimales qu’exige la satisfaction des ‘recommandations du Président’.
En parallèle, le Président du Parlement, habituellement peu bavard et qui cultive la discrétion et la détermination, caractéristiques des hommes des grands océans, sort de son mutisme et invite les députés de l’opposition, constitués, pour l’essentiel, des leaders de partis, auxquels il fait connaître sa désapprobation personnelle de l’initiative malheureuse de certains députés de l’UPR, et en même temps leur suggère de prendre officiellement acte de la déclaration de la Présidence en la soutenant publiquement.
Troisième geste, et pas des moindres, les ‘rabat-joie’ et les provocateurs, qui ont torpillé plus d’un dialogue, ne sont pas mis en première ligne, tout au moins, pour le moment.
Que l’opposition ne se soit pas empressée d’accéder à la proposition du Président du Parlement, comme l’auraient fait les sections de l’UPR de JIRDELMOUHGUEN ou de ADELBEGROU, n’est une surprise pour personne.
Reste que la part des coulisses, principal outil de la diplomatie et de la politique, restera déterminante et tenue à l’abri des oreilles indiscrètes.
Quoi qu’il en soit, pour le commun des mortels, des pas ont été franchis pour poser les conditions ‘opérationnelles’ d’un nouveau dialogue.

Ahmed Ould Mohamed
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