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Août 2019 : On sait ce qu’on perd, mais on ne sait pas ce qu’on gagne

Résultat de recherche d'images pour "2019 interrogation logo"Quand notre armée nationale, en pleine guerre du Sahara, a déposé le ‘Père de la nation’ et malgré tout l’amour que certains Mauritaniens lui vouaient, on a quand même espéré qu’avec son départ, on aurait droit à mieux.

 


Hélas! La brochette de ‘Présidents’, à laquelle nous avons eu droit, au gré du hasard et de la gâchette, avec les hauts et les bas que l’on connait, nous a fait regretter, un peu, le départ de ‘notre père’, puisqu’en matière de Nation, ça s’est révélé un peu juste.
Et puis vint le 12-12, qui fit partir le dernier des ‘durs’. Et même, si les qualités de son auteur allaient s’avérer un peu short, personne n’imaginait qu’il pouvait faire pire. Et pourtant.
Il aura marqué, à jamais, l’histoire de notre pays, en le vidant, pour longtemps, de tous les ferments de son unité nationale et de sa capacité à s’ériger en Etat-Nation fiable.
Ce constat, fait par l’opposition interne, certains partenaires étrangers, et quelques officiers de l’intérieur du système, offre l’opportunité à ses collaborateurs, les plus proches, de mettre fin à son pouvoir.
Et comme à chaque départ, correspond une arrivée, porteuse d’espoir, en principe, Août 2005, s’installa, pour doter le pays de son premier Président démocratiquement élu, un technocrate expérimenté, doublé d’un bon musulman.
Un cadeau, qui allait trancher (pour combien de temps ?) avec la ‘routine’ des coups d’Etat militaires.
Et c’est pour ‘rectifier’ les dérives du tout nouveau Président élu, que les nouveaux maîtres du pays s’installent. Ils s’installent d’abord, et se font élire ensuite.
A présent, ils se préparent à partir et nous préparent à les regretter. Il est encore tôt pour faire un bilan critique des deux mandats que le Président actuel vient d’effectuer, et encore moins de prédire ce que fera son…successeur.
Mais on peut se permettre de formuler le souhait que la règle qui veut que l’on fasse plus mal que son prédécesseur, soit, cette fois faussée.

 

Ahmed Ould Mohamed
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