Aicha Amar : UNE ANNÉE frappe à notre porte,..

L’image contient peut-être : plein airDes essaims de laps de temps, s’en vont, des pas qu’accompagnent dans leurs courses, des tranches de notre vie .
Le temps a la particularité de revigorer mais aussi d’user,..


Vivre c’est se diminuer graduellement, une « dépréciation »qui permet de gagner en maturité grâce à l’expérience..
Un processus qui se construit à nos dépends .
Le temps porte en lui l’essentiel de la vie et son contraire.
Il nous abandonne sans pour autant nous quitter .
UNE AUTRE ANNÉE tire sa révérence, ..
Ainsi une année sort encore de notre vie, pendant qu’une autre s’y installe.
L’éternelle union et le sempiternel divorce.
A chaque séparation un regard dans le rétroviseur s’impose.
Auquel on ne peut s’y adonner sans parti pris en bandoulière.
Notre perception est inévitablement influencée par notre vécu .
L’aveu, à cet effet énonce souvent sa sincérité.
L’année 2017 aurait été marqué par des phénomènes sociaux à tendance « endémique. L’usage ici d’un conditionnel, que je souhaite non sceptique est opportun en l’absence de statistiques.
Des manifestations attestées par des rapports de faits réels, soit par voie de presse, de témoins oculaires, ou encore de confessions de personnalités officielles.
Toute personne suivant les performances de la scène du pays aura eu à remarquer :
Une recrudescence du trafic et l’usage de drogue,
La prégnance de la criminalité et de la corruption témoignent l’échec des stratégies prônées.
Le recul en matière des libertés d’expression et l’exercice du droit à manifester est flagrant.
Le musellement de la presse par différents moyens de pression est quant à lui sans précédent. Sujet central du débat actuel.
l’atteinte à la vie privée banalisée devient un exercice courant, pour ne pas dire un jeu d’enfant.
La persistance des violences contre les femmes, une atrocité en nette augmentation ces dernières années.
L’éducation cède sous le poids du business, des écoles tronquées, vendues. Des boutiques construites au flanc d’établissements scolaires.
Cette petite liste restreinte de présents est ouverte aussi bien au déni qu’à l’ajout. C’est à vous de voir,..
A défaut de mieux, Ce ne sont certes pas ces fleurs que l’on est censé offrir à l’occasion du nouvel an, diront des amis, mais les étrennes sont tributaires du mérite, qui lui dépend de l’appréciation de l’offreur.
On n’ose terminer sans souhaiter les vœux les meilleurs à tout le monde pour un monde prospère pacifié et sans injustices.
Enfin un fragment de poésie, l’un des plus beaux, des plus profonds dans sa portée, son occurrence d’avec notre sujet, le temps,..
« L’homme n’a point de port, le temps n’a pas de rive ; il coule et nous passons !”
Alphonse de Lamartine

 

 

Source  : Aicha Amar

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