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Les Présidentielles de 2019, un cocktail d’intérêts qui ne s’additionnent pas forcément.

Résultat de recherche d'images pour "2019 images"A première vue, il s’agit d’une opportunité pour les Mauritaniens d’élire démocratiquement un nouveau Président. Dans la réalité, les enjeux sont autres.
D’abord, les Mauritaniens savent qu’il y a de fortes chances que leur Président actuel conserve le pouvoir, soit directement (illégalement), soit par le biais d’un de ses hommes qu’il aura choisi pour cette mission.
Ils savent, par ailleurs, que l’opposition, dans toute sa diversité, n’a aucune chance de remporter les élections, simplement parce que celles de Septembre dernier ont montré que les urnes sont piégées et que les bulletins de vote ont peu de chance d’arriver, indemnes, jusqu’au décompte final. Et quand bien même le contraire se produirait, mille  et un recours, seront entamés pour arriver jusqu’au au ‘bon tour’.
Les prouesses de Zouerate et le troisième tour de certaines communes de Nouakchott, ont montré que seuls les élus d’avance avaient des chances d’être… élus.
On peut donc en conclure que côté Mauritanien, les jeux sont faits. Si ce n’était que ça…
Nos élections sont aussi celles du Maroc, de l’Algérie, du Polisario, de la France, de BP, de Cosmos-Energy, d’Exxon, de Total, et même de la lointaine Arabie Saoudite.
Face à de tels enjeux et intérêts, Aziz dans toute sa grandeur, Bouamatou et même Biram, passent pour des…enfants de cœur.
Comparer le nombre de bulletins que pourrait obtenir l’UPR dans les Hodhs, ou dans le Trarza revigoré, au poids des ‘autres’, équivaudrait à inverser le mythique rapport de force entre Goliath et son cousin David.
Une telle partie de ‘Bingo’, où les gagnants sont forcément ailleurs, profitera probablement, aussi, à certains Mauritaniens, qui en feront profiter d’autres Mauritaniens. Le tout est de tout faire pour se trouver au plus près du centre du premier cercle. Tel devrait être l’objectif des promoteurs de ‘Moubadarat’s’ et autres marchands d’Adwabas.
C’est à notre portée et c’est suffisant pour pouvoir survivre jusqu’au prochain printemps.

Ahmed Ould Mohamed
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