Mauvais départ pour le projet le plus important promis par le Président de la République

Les conseils régionaux en Mauritanie sont entrés dans leur quatrième mois, sans aucune coopération des autorités exécutives compétentes, ni ne sont   traités  comme un projet sérieux, vanté  par le président de la république , promu par le gouvernement et choisi pour remplacer le Sénat,la plus importante institution constitutionnelle,  avant sa suppression , par  le président Mohamed Ould Abdel Aziz ,lors d’un référendum qui a suscité beaucoup de controverses.

Selon certaines sources, le ministère de  l’Intérieur n’a pas encore traité  le  dossier de la nomination de secrétaires généraux ,qui doivent gérer les conseils régionaux,  avec les présidents élus de ces conseils.
Aucun décret gouvernemental n’a été publié sur les indemnités accordées au président des ces conseils et à ses adjoints.
Aucun calendrier  n’a été élaboré, fixant  les réunions prévues par la loi, afin que les membres de ces conseils  discutent  de la réalité générale des missions  dont ils sont chargées.
Les mêmes sources confirment que le gouvernement n’a pas précisé si  les conseils régionaux prônés   par le président,comme une alternative au Conseil constitutionnel, seraient dotés de  moyens pour  mener à bien leurs missions (véhicules de fonction , émoluments etc) .

On se rappelle que : L’Union pour la République  (UPR) , le parti au pouvoir, s’est accaparé  tous les conseils régionaux en Mauritanie, mais son hégémonie n’a pas apporté du nouveau à ces conseils , en raison de leur lancement  prématuré , de la baisse de l’attention qui leur est portée contrairement aux  autres projets préconisés  par le président ,  l’hésitation, pour des considérations  liées au conflit au sein des couloirs du gouvernement, des  agences exécutives  à les traiter mais aussi, le clientélisme qui caractérise  certains  ministres chargés de les mettre en œuvre.
Des observateurs  pensent que les pouvoirs qui  sont conférés aux conseils régionaux ne seront pas de la même portée  que ceux prévus par la loi.
Tout comme leur similitude  avec le  Sénat (dissous) en termes de financement ,  pouvoirs, rôle et rémunération serait invraisemblable  .

 

Source :http://zahraa.mr/node/18645

Traduit par adrar.info

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