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Bon départ, Président !

Bon départ, Président  ! Le Rénovateur Quotidien – A chaque sortie dans les médias étrangers, le président mauritanien tient un discours ambivalent sur son avenir politique.

Si son départ de la présidence est une obligation constitutionnelle, la tentation de rester au pouvoir hante encore la conscience de l’homme fort du pays, se refusant de se prononcer sans ambages sur cette question. Pourquoi continuer à entretenir la diversion à quelques mois de l’ultime fin de mandat en avril 2019 alors que déjà le nom du potentiel candidat à sa succession dans les rangs de la majorité se murmure dans les salons.

Le ministre de la culture… porte-parole du gouvernement s’est prêté à ce jeu d’indiscrétion délibérée et d’ambivalence nourri durant les points de presse hebdomadaires pour dire que la majorité connait déjà son cheval de course.

C’est dire que l’exercice de communication continue avec cette nouvelle sortie sur RFI dont l’extrait suivant donne une fois de plus matière à interprétation sur le Oui, Mais… du président qui déclare :

« Je suis sensible à tous les appels. Il y en a aussi qui appellent à la limitation des mandats. Donc j’écoute tout le monde… De toute façon, je suis là pour respecter et faire respecter la Constitution du pays. Non, je ne me représenterai pas dans la mesure où je vais respecter la Constitution et la Constitution dit que je ne peux pas me représenter au-delà de deux mandats. Je vais continuer à m’engager pour la Mauritanie, je reste en Mauritanie et je continuerai à faire de la politique. Je suis là et je ne quitte pas le pays. Je continuerai sur la même voie. Dès que la Constitution me permettra de me représenter, je le ferai. Donc, si je ne peux pas me représenter au 3ème mandat, je peux me représenter après. La Constitution ne m’empêche pas de me représenter après ».

Cette déclaration qui a le mérite d’intercaler entre le « je » du président et « ceux » entendez ses partisans une réponse négative : «Non, je ne me représenterai pas dans la mesure où je vais respecter la Constitution et la Constitution dit que je ne peux pas me représenter au-delà de deux mandats ». Osons croire que c’est une décision absolue ! Mais le doute « re »-plane de nouveau à travers les mots : « Dès que la Constitution me permettra de me représenter, je le ferai ».

De toutes les façons accordons lui le bénéfice du doute. Et souhaitons-lui un paisible départ !

Amadou Diaara

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