Petite parenthèse : les étudiants ayant atteint l’âge de la retraite du savoir (entre 22 et 25 ans révolus, dans notre pays) restent encore très désorientés

Petite parenthèse : les étudiants ayant atteint l’âge de la retraite du savoir (entre 22 et 25 ans révolus, dans notre pays) restent encore très désorientésOumar Mohmed Moctar El Haj – Mêmes si en tant que mauritaniens, nous avons la mémoire très courte, personne ne doit avoir déjà oublié l’interdiction faite sans préavis et avec effet rétroactif aux bacheliers de l’année 2018, de bénéficier d’une orientation vers les rarissimes facultés et instituts supérieurs de notre pays.

Cette interdiction ayant justifié, à juste titre et en dehors de toute politisation à outrance du sujet, d’une levée de bouclier quasi-populaire, a finie par être revue par les hautes autorités du pays.

La presse a même diffusée que le Président de la République a donné des instructions bien précises, en Conseil des Ministres, pour que l’interdiction soit levée et les étudiants orientés vers les établissements de l’enseignement supérieur, constitués quasi-exclusivement par l’Université de Nouakchott.

En dépit de cette information les postulants ayant obtenu le BAC A ont été informés, de manière informelle, qu’ils avaient le choix entre l’Université Islamique d’Aîoun qui dispense un enseignement sans grand rapport avec la vie active. Je ne nie pas, que ce soit le meilleur des enseignements, si, jamais les sortants de cet établissement peuvent y gagner un surplus de foi, d’amour du bien et de rectitude. Ce n’est pas garanti.

Aux autres, il a été dit qu’il faudra postuler pour des cursus qui vous apprendrait enfin de parcours « comment réfléchi le macaque lorsqu’il se trouve dans une zone désertique ».

Des spécialités comme : les techniques de l’information et de la communication, télécommunications commerciales, littérature arabe, travail social, environnement.

De combien de spécialiste dans ces domaines la Mauritanie aura besoin au cours des deux prochaines décennies? Quelques dizaines, peut être beaucoup moins.

A quoi bon former des hommes et des femmes sur des choses dont le pays, en raison de son sous-développement, n’a pas besoin. Les rares spécialistes, dans ces domaines dont le pays pourrait avoir besoin, peuvent être formés à l’étranger, dans les pays voisins. Le coût sera beaucoup moindre que celui d’une formation intérieure avec la mobilisation des ressources nécessaires et très rares.

Mais, en dépit de tout cela, les étudiants qui n’avaient pas le choix, ayant affaire à des sourds, muets et aveugles de naissance, ont demandé, contraint à cela, d’être orienté vers ces filières qui représentent un peu le « Guantanamo » dans leur imagination.

Mais en dépit de cela, et du fait que l’année scolaire est à la fin de son deuxième mois, ces étudiants violentés restent encore désorientés : les services de l’enseignement supérieur n’ont jusqu’à présent pas acceptés leur demande, ni donné une réponse définitive.

Nous pensons qu’ils essaient de les vaincre par l’usure. Les nouveaux bacheliers ne seront peut être, jamais, orienté, ils auront, aussi perdu la possibilité de s’inscrire à l’étrangers parce que la période des inscriptions est presque terminée, dans les pays cibles.

Pendant ce temps le ministre et les directeurs des administrations concernés cherchent ailleurs et sur le net, loin de notre réalités, des mensonges pour rester dans les grâces de leur nominateur et continuer à nous endormir.

Par Me Oumar Mohmed Moctar El Haj
www.avocatmauritanie.com

Via cridem

Vous pouvez laisser une reponse, ou trackback a partir de votre propre site.

Laisser un commentaire