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À propos du soliloque romantique de Mbarek Ould Beyrouk

Aucun texte alternatif disponible.« Je suis seul  » est le dernier roman de Beyrouk. Son héros qui n’a jamais , soit dit en passant , voulu faire le héros et dont on ne connaît même pas le prénom fait partie de cette catégorie de personnages candides issus du petit peuple , qui se sont retrouvés , un beau jour, intimement. impliqués dans le système de domination , forcément , corrompu .
Victime de son ascension sociale inattendue laquelle est , au demeurant , de nature à attirer la jalousie des envieux , l’anti héros , auteur des remarquables pamphlets anti islamistes , se retrouva , un mauvais jour , eh oui il y’a des jours comme ça !, coincé dans une ville innommée de la province que des groupes terroristes venaient , tout juste , d’occuper .
Il s’en suivit un scénario qui , à l’instar de celui du célèbre film « Garde à vue  » de Claude Miller avec Lino Ventura , Michel Serrault et Romy Schneider, s’est joué dans une pièce fermée .
Mais contrairement aux acteurs de « garde à vue  » ceux de « je suis seul  » sont , y compris l’acteur principal, tout sauf des célébrités . En effet , à en croire le soliloque livré par le narrateur dans son cachot , nous avons , plutôt , affaire à des illustres inconnus.
je crois , d’ailleurs, comprendre que la lecture du roman donne , du début jusqu’à la fin , l’impression que l’auteur cherche ., par le récit d’un événement du présent qui se déroule dans un lieu de nulle part , à confiner ses modestes personnages dans un stricte anonymat .
Ce faisant , il voulait , peut être , faire de la place pour l’illustre personnage de Nacer Dine dont le nom , évoque , à lui seul , une célèbre page de l’histoire de la Mauritanie . Je crois même savoir , à ce sujet , que Beyrouk vise , à réaliser un vieux projet qui lui tenait à cœur et qui consiste à écrire par le roman l’histoire , bien gardée au secret , des marabouts .
À cette fin , il semble que l’auteur qui , dans son inaugural  » et le ciel oublia de pleuvoir  » avait dévoilé la face cachée des esclaves et qui n’a pas manqué de décrire dans  » le griot de l’émir  » ainsi que dans  » le tambour des larmes  » , le style des indomptables guerriers et celui de leurs redoutables griots , a trouvé dans la figure d’un illuminé du moyen âge qui avait déclenché une guerre , quelque part . obscurantiste , et à coup sûr , obscure , matière à inspiration .
Mais en convoquant Nacer Dine en qualité de lointain aïeul de son anti héros , l’auteur donne , également, l’impression de vouloir expliquer L’instrumentalisation de la religion par les fanatiques qui en veulent, à présent , à son narrateur .
En fait, Les marabouts en tant que gardiens des voies impénétrables du Seigneur , dans la société traditionnelle, sont , eux même , difficilement, pénétrables , même , de l’intérieur et je ne pense pas que les extraits du texte Amr Al Oualy Nacer Eddine , bien exploités dans le roman , renseignent , suffisamment , sur les zwayas ( Les marabouts vus en tant qu’ensemble structuré ) lesquels sont , d’après un adage bien connu , réputés être d’une grande profondeur .
Cela dit le roman riche en réflexions et en méditations exorcice , surtout dans son dénouement , la peur inspirée par les  » islamistes  » ces nouveaux  » marabouts » qui ont bravé l’interdiction faite, ratione loci , aux marabouts de porter les armes .
Mais , au fait , doit on avoir peur des marabouts ? Ce n’est pas mon Ami beyrouk qui répondra à cette question ..
Abdel Kader Ould Mohamed     ( AKM)

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