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Quelles solutions s’offrent aux nouveaux bacheliers privés de leur droit de bénéficier des études supérieures?

Quelles solutions s’offrent aux  nouveaux bacheliers privés de leur droit de bénéficier des études supérieures?Oumar MOHAMED MOCTAR ELHAJ - Les nouveaux bacheliers et l’opinion publique doivent savoir, qu’à bien des égards le refus de permettre à ces bacheliers de s’inscrire à l’université de leur pays à été remplacé par une multitude d’écueils injustifiés, qui suggèrent l’existence d’un acharnement de la part de ceux qui devraient de part leur fonctions et leur responsabilités, être soucieux d’assurer à ce peuple très peu alphabétisé une éducation moyenne.

En effet, si le Président de la République a pris, comme le diffuse la presse depuis quelques jours, la décision d’autoriser l’inscription des bacheliers évincés, cette décision à été vidée de son contenu par ceux qui sont chargés de l’appliquer et qui contre toute logique semblent vouloir faire de la généralisation de l’analphabétisme une stratégie de développement du pays et d’amélioration de ses ressources humaines.

Ces responsables qui semblent dire avec une mesquine fierté : si nous ne pouvons pas trouver l’égalité dans l’excellence, alors autant la retrouver dans l’analphabétisme et l’ignorance.

En réalité, le fait d’imposer aux bacheliers, ayant atteint à tort ou à raison (par le fait des erreurs du recensement biométrique) l’âge de 25 ans, d’aller galérer dans une université islamique située à Aïoun et dont la majorité des professeurs vivent à Nouakchott constitue un leurre et un abus manifeste.

Une solution formelle, mais, qui sur le fond laisse le problème posé, dans son intégralité Les spécialités enseignées par cette université ouvrent très peu sur la vie active. Par ailleurs, il y a lieu de craindre qu’être sortant de cette université pourrait constituer, dans un avenir proche, une présomption de culpabilité, ou une présomption d’appartenance à des groupes ou courants terroristes.

Les débouchés qui s’offrent aux sortants de cette université seront dans le meilleur des cas la « rue » et dans le pire des cas « la prison » où ils pourraient séjourner pour accusation d’islamisme ou de terrorisme: la nuance est devenue très faible avec la surenchère qui caractérise, aujourd’hui, les discours politiques influencé par un occident dont la population se convertissent à l’islam, dans des proportions qui grandissent proportionnellement à la force des campagnes de stigmatisation et de diabolisation engagés contre le tiers de l’humanité.

D’autres bacheliers parmi ceux qui ont atteint l’âge de la retraite académique telle que fixé très ingénieusement par le ministère de tutelle à 25 ans révolus, ont reçu une liste de filière qui ne répondent à aucun besoin du marché du travail, notamment, pour les bacheliers de la série lettres modernes. Les spécialités d’économie et de droit leur ont été interdites. Pour quelles raison ? ALLAH SEUL SAIT.

Les nouveaux bacheliers et leurs soutiens de la société civile doivent refuser cette décision injustifiée, arbitraire et abusive et continuer à réclamer l’ouverture des inscriptions dans toutes les facultés et institutions de l’enseignement supérieur du pays.

Au cas ou l’Administration publique forte du pouvoir contraignant dont elle est dépositaire (pour le bien être du peuple, bien sûr) persiste dans ses abus, il serait plus clément et plus opportun pour ces élèves de chercher des inscriptions à Saint Louis du Sénégal, en Tunisie, au Maroc et ailleurs, là ou l’enseignement reste encore accessible à tous.

Le coût de leurs études ne serait pas plus onéreux que le coût des études à l’Université d’Aïoun, et serait beaucoup moins important que le coût d’une formation de quelques années et dont les diplômés viendraient grossir les rangs des chômeurs, faute de débouchés dans le secteur privé), avec cette légère différence que la nature et la qualité des diplômes distribués, ici et là-bas, diffèrent. Le secteur public a, depuis bien longtemps, fermé ses portes, ne laissant qu’une petite fenêtre, accessible, seulement, pour ceux qui ont des pistons au niveau « Général » (de l’armée, ou son équivalant en civil).

Tout cela est surprenant. Les pouvoirs publics qui ont en charge l’éducation auraient pu dans leur logique restrictive décider par exemple que les étudiants ayant atteint l’âge de la retraite du savoir (25 ans) pouvaient, bien, s’inscrire à l’université de Nouakchott et ailleurs, mais qu’ils n’auront, par exemple, pas droit au restaurant universitaire ou au transport public. Il fallait, au moins, leur laisser l’accès aux cours et aux salles et amphithéâtres de l’université qui sont rarement, remplis à plus de 10%. C’est arbitraire, c’est restrictif, mais ça aurait constitué un moindre mal, dès lors que le mal est devenu une fatalité.

Oumar MOHAMED MOCTAR ELHAJ

Via Cridem

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