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L’exemple Tunisien, suite 1 : La communauté Bidhanes, une minorité parmi d’autres

Trois événements majeurs intervenus en Mauritanie entre 1984 (début du pouvoir Maawiya) et 2007 (élection démocratique d’un Président civile), ont remis en cause les « équilibres » traditionnels et le positionnement sociopolitique des différentes communautés ethniques qui composent la population du pays.
Il s’agit de ce que l’on appelle communément « les évènements de 86-91, l’ouverture démocratique (multipartisme et liberté de la presse) et la radicalisation des courants Haratines (anciens et nouveaux).
L’objectif de ce « post » n’est pas de revenir sur l’analyse détaillée de chacun de ces évènements, mais, plus modestement, de tenter de « repositionner », la communauté Bidhanes, la mienne, sur ce nouvel échiquier, en perspective d’un Etat-Nation où toutes nos communautés trouveraient leurs justes places.
Comme je l’ai abordé, sommairement, dans mon post d’hier, mon souci premier est de contribuer à faire prendre conscience aux composantes de cette communauté, qu’elle ne peut, désormais, se maintenir et se développer, qu’en reconnaissant (en restituant ?) aux autres (communautés) leurs droits et leurs spécificités historiques, culturelles et démographiques.
Cette démarche, ce devoir, devrait, en premier lieu, viser l’ensemble Haratines, dont l’identification, culturelle et ethnique, est complexe, tant son imbrication dans toutes nos communautés est profonde.
J’avais, dans un malheureux essai, écrit en 2007, sous le titre »Yessar, de l’esclavage à la citoyenneté », tenté de sensibiliser l’opinion sur les torts et souffrances endurés par cet ensemble, sans grand succès, hélas ! A l’époque, j’étais moins « communautariste » et j’avais moins peur.

Une deuxième suite suit.

 

Ahmed Ould Mohamed
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