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Le président Mohamed Ould Abdel Aziz : une fin de règne qui inquiète plus qu’il ne rassure

Le président Mohamed Ould Abdel Aziz : une fin de règne qui inquiète plus qu’il ne rassureMarega Baba – Il me semble inapproprié de participer à la polémique sur le troisième mandat, une interdiction absolue de la constitution, ce d’autant plus que le président Mohamed Ould Abdel Aziz lui même a répété à plusieurs reprise qu’il respectera la limitation des mandats inscrite, avec force dans la constitution.

Mais le Président Ould Abdel Aziz doit veiller en même temps non seulement à respecter, comme, l’a dit, mais faire respecter par ses « inconditionnels » le serment qu’il avait prononcé devant le peuple mauritanien et face au monde :

« Je jure par Allah l’unique de ne point prendre ni soutenir, directement ou indirectement, une initiative qui pourrait conduire à la révision des dispositions constitutionnelles relatives à la durée du mandat du président de la République et au régime de son renouvellement, prévus aux articles 26 et 28 de la présente Constitution». Et chacun doit comprendre, qu’à la fin de son deuxième mandat tout au autre mandat exécutif lui ai interdit.

Il faut aussi préciser aussi à ceux qui pensent que Ould Abdel Aziz pourrait utiliser la formule à la « Poutine », cette possibilité est définitivement fermée par les articles ci-dessus de la constitution mauritanienne. La seule et unique voie qui lui reste, s’il veut se maintenir au pouvoir coûte que coûte, c’est un autre coup d’état, qui ouvrira la porte encore et pour longtemps une situation d’instabilité dont les conséquences pourraient être fatales pour notre pays compte tenu de sa situation objective.

Le Président Ould Abdel Aziz, En prononçant le serment : «je jure par Allah l’unique de bien et fidèlement remplir mes fonctions, dans le respect de la constitution et des lois, de veiller à l’intérêt du peuple mauritanien, de sauvegarder l’indépendance et la souveraineté du pays, l’unité de la patrie et l’intégrité du territoire national».

Il s’engage par ce volet devant Allah, le devoir et l’obligation de respecter d’article 29 et du serment associé, qui lui interdit de fragiliser davantage l’Etat en le cheminant vers une voie sans issue, c’est-à-dire la politique dite « après moi c’est le chaos ».

Ce qui est inquiète et rassure moins c’est l’engagement personnel du président Ould Abdel dans ces élections. Que peut signifier cet engagement pour un président qui, de toutes les façons ne peut plus définitivement se présenter à aucun mandat exécutif? S’agit-t-il simplement d’un soutien de reconnaissance à ses amis ? Dans tous les cas les jours, semaines et mois à venir nous éclaireront.

Remarquons cependant malgré la majorité absolue obtenue, les résultats n’ont pas été à la hauteur, eu égard aux moyens de l’Etat mobilisés et la corruption, l’achat de consciences et les fraudes signalées un peu partout dans le pays (reconnues d’ailleurs par le président de la CENI). Qu’Allah protège ce pays de ces ennemis intérieurs et extérieurs.

Marega Baba/ France.

Source : Marega Baba
Via Cridem
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