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Deficit pluviometrique : ROSA exhorte les autorites a anticiper des mesures idoines

La saison des pluies vient d’entamer sa seconde partie sans réellement satisfaire les besoins des agropasteurs sur le plan de la pluviométrie permettant de sécuriser une bonne production agricole et sur celui des pâturages pour alimenter le cheptel national.
En effet, le Bulletin de la première décade du mois d’Août du SERVICE AGROMÉTÉOROLOGIE de la DIRECTION DE L’AMENAGEMENT AGRICOLE du MINISTERE DE L’AGRICULTURE, dans sa livraison du 14-08-2018 confirmais que depuis au moins dix jours, certaines stations n’ont enregistré aucune pluie ou de faibles quantités n’ayant aucune incidence sur le développement des cultures. Il s’agit de: Hodh El Charghi : Fassala Néré, Oualata ; Hodh El Gharbi: Tamchekett, Voulaniya ; Assaba : presque toute la wilaya, hormis Hamod ; Guidimakha : Bouly, Bouanze ; Brakna : toute la wilaya ; Gorgol : toute la wilaya excepté Djadjibine, Tagant : exception de Rachid, Trarza et les wilayas du Nord.

Une telle situation au mois d’Août, qui du reste est le baromètre pour la viabilité de la saison des pluies, est inquiétante. Déjà, 46% des postes pluviométriques sont déficitaires et les Wilayas du Hodh El Chargui, de l’Assaba et du Guidimaka enregistrent les déficits les plus prononcés.

Ce constat en mi-août est préoccupent sur le plan des cultures sous pluies mais aussi des pâturages. Il y a également des informations concordantes que certains transhumants rechignent à rentrer à cause de l’incertitude qui plane sur le bon devenir de la saison des pluies. Un doute est déjà perceptible dans l’esprit des agriculteurs et éleveurs déjà fragilisés par les très mauvaises performances agropastorale de l’année dernière qui ont poussé les agriculteurs du pluvial vers les centres urbains et les éleveurs vers une transhumance très précoce entamée dès fin octobre 2017 et à dépenser des sommes colossales, pour ceux qui sont restés, pour l’alimentation du cheptel résident.
Au Guidimaka, les éleveurs s’inquiètent sur le niveau de perte des veaux et s’interrogent sur la maladie qui en est à l’origine. Il est urgent que les Services Vétérinaires puissent aider à déterminer les causes de ces pertes et prodiguer des conseils et une thérapie pour circonscrire cette situation.

Face à ces circonstances et compte tenu du poids de la contribution des cultures sous pluies, derrière barrages, de l’inquiétude grandissante sur le devenir des pâturages, le Réseau des ONGs pour la Sécurité Alimentaire (ROSA) voudrait exprimer aux autorités nationales son inquiétude et sur les conséquences éventuelles de cette réalité sur les populations si les conditions pluviométriques ne s’améliorent sur l’ensemble du territoire notamment dans les zones agropastorale et pluviale.

ROSA exhorte les autorités à anticiper et prendre les mesures idoines pour atténuer les conséquences éventuelles d’un déficit de production agropastorales d’autant plus le relèvement de la campagne passée a été long et difficile pour ménages pauvres et très pauvres.

Nouakchott, le 17 Août 2018
TEL : 4640 88 06- mail : projetrosa@gmail.com
DECLARATION

Source : Hamada Bneijara (FB

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