https://c2.staticflickr.com/6/5293/5537225811_d3e1279c14_o.jpg

Rappel : L’assemblée nationale adopte le projet de loi sur la liberté de presse

Bien des hauts et des bas   se sont passés , entre l’adoption par l’assemblée du projet de loi sur la presse le 7 juillet 2011 et l’application de cette loi sur le terrain en 2018.   Suite aux trois dernières arrestations :  Biram Ould Abeidi  ,leader IRA , sur plainte d’un journaliste  ; Mahmoudi Ould Saibout et Babacar Baye Ndiaye, respectivement le Directeur Général de l’agence Taqadoum de communication et du Portail Cridem, sur plainte d’un avocat,il n’est pas superflu de permettre aux lecteurs d’évaluer  où en sommes nous aujourd’hui , avec la liberté de presse. A ce titre, Adrar.info soumet à leur lecture    ce vieil  article de l’agence mauritanienne d’information ( AMI ) :

Nouakchott,  07/07/2011  -  L’assemblée nationale a adopté au cours d’une séance plénière tenue mercredi à Nouakchott sous la présidence de son vice-président, le député Mohamed Mahmoud Ould Ematt, le projet de loi présenté par le gouvernement, portant amendement de certains dispositions de l’arrêté publié en 2006 sur la liberté de presse.
L’amendement comporte la suppression de l’article criminalisant l’offense du Président de la République et autres, comme les chefs d’Etat, les personnalités anonymes, étrangères et nationales.
Il supprime également la peine d’emprisonnement stipulée dans les articles de la loi amendée et la limitation de ces peines à des amendes financières.
En vertu de ces amendements, l’emprisonnement est limité aux questions de publication relatives à l’atteinte à l’unité nationale, à porter préjudice aux appartenances ethniques ou sociales des individus de manière à influer la paix sociale.
Dans leurs interventions, les députés ont convenu à l’unanimité sur l’importance de cette loi, du fait qu’elle s’inscrive dans le cadre du renforcement de la liberté, appelant à l’ouverture des médias publics devant tous les acteurs, critiquant, pour certains d’entre eux, la privation des partis politiques de la couverture de leurs activités et s’interrogeant, pour d’autres sur les raisons du retard d’application de la loi portant libéralisation de l’audiovisuel.
Les députés ont loué à l’unanimité la suppression de la peine d’emprisonnement des journalistes, appelant la presse au respect de la profession, de l’éthique journalistique ainsi qu’à s’éloigner de l’intimité des gens et de tout ce qui est de nature à porter atteinte à la paix sociale, à la sécurité ou à la souveraineté du pays et à l’unité nationale.
Ils ont demandé également au gouvernement d’encadrer la presse et de lui assurer les moyens d’accès aux informations exactes, à améliorer les conditions des journalistes publics ainsi qu’à appuyer la presse privée et à oeuvrer pour que la liberté absolue ne se transforme pas en anarchie totale.
Les députés ont convenu aussi à appeler le gouvernement à accélérer le paiement des augmentations de 60% qui selon eux, est un droit légitime des employés des médias publics.
Le ministre de la communication et des relations avec le Parlement M. Hamdi Ould Mahjoub a indiqué au début de ses explications dudit projet de loi, le bond typologique réalisé par la loi 2006 en matière de liberté de la presse et le climat propice et encourageant créé depuis pour la liberté d’opinion et d’expression.
Le ministre a souligné également que le besoin qui est apparu des années après l’application de la loi, de le développer, a conduit le gouvernement à y apporter des améliorations importants compris dans les amendements exposés aujourd’hui devant le parlement, visant à élargir et à renforcer le domaine des libertés, mettant en exergue les impacts positifs qui découleront de ces améliorations aussi bien pour la bonne image du pays que dans l’incitation des journalistes à assumer leurs responsabilités, à procéder à l’amélioration, au développement et à l’auto-organisation dont les prémices commencent à se faire sentir, selon Ould Mahjoub.
Il a précisé par la suite que la Mauritanie est devenue aujourd’hui, grâce à la suppression des deux peines d’emprisonnement et de censure, au diapason des Etat aux traditions démocratiques solides, soulignant qu’elle est devenue aussi le premier pays arabe dans lequel la presse est exercée avec une liberté absolue, protégée par des lois modernes sans précédent dans le monde arabe dont la loi sur la presse électronique, ajoutant que ces améliorations s’inscrivent dans le cadre du souci du Président de la République M. Mohamed Ould Abdel Aziz à renforcer l’espace des libertés générales, à assurer la pratique démocratique, conscient que la démocratie et la transparence dans l’exercice du pouvoir, de l’instauration de l’Etat de droit, de la justice, de l’égalité entre les citoyens, sont des questions dont la réalisation reste tributaire du degré d’existence d’une liberté dont la liberté de presse est une jauge de mesure.
Dans ses réponses aux députés, le ministre de la communication et des relations avec le parlement a indiqué également que ce qui est arrivé hier à Bassiknou, est une agression commise par des terroriste d’Al-Qaeda au Maghreb Islamique  » Aqmi  » sur une base militaire, précisant que les forces armées nationales qui étaient en alerte maximale ont infligé des pertes considérables aux criminels, démolissant une part de leur armement, tuant certains de leurs éléments participants à l’attaque.
Il a précisé également en disant que les opérations de ratissage de la zone de ces criminels se poursuivent toujours. Le ministre a remercié par la suite, au nom du gouvernement, les députés pour l’annonce de leur solidarité avec les forces armées nationales et leur soutien pour la défense de sécurité du pays ainsi que de sa souveraineté, indiquant que le soutien de ces forces est un devoir nationale  » car leurs missions sont nobles et au dessus de toutes les considérations politiques  » a-t-il dit, indiquant qu’elles se rapportant à la protection du pays, à son indépendance et à la défense de son intégrité territoriale.
M. Ould Mahjoub a indiqué aussi que tous les mauritaniens sont appelés à s’unir derrière leurs forces armées pour faire front aux attaques des éléments criminels, précisant que cette guerre menée par l’armée contre ces ennemis est une guerre anticipative et que tout autre mobile est dénué de tout fondement, ajoutant qu’ils sont partis les chercher au Mali ; chose qui n’a eu lieu qu’après l’agression répétée de ces criminels sur la Mauritanie au cours des dernières années à Lemghetiy, à Tourine, à Ghallaouia, à Nema, à Nouakchott, à Aleg et sur la route Nouakchott-Nouadhibou avec le meurtre d’étrangers et l’enlèvement d’autres.
A propos des 60% d’augementation des salaires revendiqués par les employés des organes publics, dont les députés ont convenu unanimement à demander au gouvernement le paiement, le ministre a fait part de sa satisfaction pour l’intérêt accordé par les députés aux problèmes de la presse ainsi que leur conscience de l’importance du rôle qu’elle joue dans la vie de la nation.
Il a indiqué par la suite que le gouvernement examine actuellement un accord élaboré par les directeurs des établissements, les délégués des employés et qui de nature à permettre le règlement des arriérés, sur instructions du Premier ministre, soulignant qu’une décision sur ce sujet sera prise dans un délai proche, exprimant le souhait qu’elle bénéficie de la satisfaction de tous.
Le ministre a indiqué aussi que le cahier des charges relatif à l’application de la loi portant libéralisation de l’audiovisuel fait actuellement l’objet d’un examen de la part de la Haute Autorité pour la Presse et l’Audiovisuel (HAPA), après l’organisation des journées de concertation sur ce cahier qui devra être présenté au département de la communication avant la fin du mois courant.
Le ministre a ajouté également qu’au cours de ces jours, les commissions chargées d’élaborer une étude relative au transfert de la radio et de la télévision en sociétés anonymes totalement indépendantes du gouvernement, achèveront leurs travaux.
De son côté le gouvernement assurera la poursuite de toutes les prestations médiatiques nécessaires, qui n’attirent pas l’intérêt des investisseurs dans l’information.
Ould Mahjoub a indiqué également que les médias publics sont ouverts depuis une année devant tous les acteurs politiques, sans être soumis à des conditions, ajoutant qu’il faut s’assurer de cela n’importe quand, soulignant que sur instruction du Président de la République, le gouvernement oeuvre à consacrer la liberté de presse, à généraliser ses prestations et à la rapprocher des citoyens où qu’ils soient.
Il a cité à ce titre, la généralisation des radios locales à toutes les capitales des wilayas du pays à l’exception de l’inchiri, dont la station sera inaugurée très prochainement et Tiris Zemmour, soulignant l’adoption de lois sur l’aide à la presse indépendante, aux médias électroniques, à la libéralisation de l’audiovisuel, à la création d’une radio pour le Saint Coran sur ordre du Président de la République « qui jouit d’un intérêt de tous les mauritaniens » a dit le ministre, s’étonnant du silence des parlementaires autour de cette grande réalisation.
Source :http://fr.ami.mr/Depeche-14269.html
Vous pouvez laisser une reponse, ou trackback a partir de votre propre site.

Laisser un commentaire