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Nous sommes prêts à donner nos vies pour conserver nos terres !

Nous sommes prêts à donner nos vies pour conserver nos terres !Maison des Journalistes – L’accaparement de la terre refait surface à Tekane. Tekane est une commune située dans le département de R’Kiz de la région de Trarza en Mauritanie.

Les villageois de cette commune qui ne vivent que de la culture sont confrontés à un forcing du régime du Président Aziz. Aujourd’hui, l’Etat mauritanien est entrain de prendre leur vie et celle de leurs enfants.

A ce titre, des vieux de plus de 40 ans font la résistance face aux régime totalitaire, notons les absences des politiques et des cadres de ce village qui sont en pleine campagne électorale pour des postes et des intérêts personnel au détriment de l’intérêt général tous les problèmes des terres viennent de la loi 83 127 de juin 1983.

En 2011 il y a eu accaparement de 40 000 hectares au profit d’un homme d’affaires qui devait sous-traiter à son tour avec des investisseurs saoudiens. C’est plus de 100 villages qui regroupent une communauté de plus de 100.000 personnes qui vivent de ces terres.

Ces terres sont expropriées au profit des privés par l’Etat. L’Etat prend un vilain plaisir à humilier et dévaloriser le peuple. Même les sanctuaires ne sont pas épargnés il n’y a plus d’espace vital, ce qui asphyxie les villages peulhs, harratines et wolof. Nous avons le cas de Thiambéne, Shaggar Seytoly, Tekane et tant d’autres. Les autorités donnent des milliers d’hectares aux généraux tribus la famille Naha Mint Mokhnas veut sa part du gâteau, aux particuliers et aux privés qui ne sont même pas de la région alors que les autochtones ne peuvent même pas avoir 10 hectares, il faut que ça cesse.

« Nous n’allons pas céder face aux pressions, aux intimidations, ni même aux arrestations, nous allons défendre nos terres au prix de notre vie », s’insurge des vieux du village de Tekane.

Le problème foncier est un sujet troublant et les autorités doivent prendre leur responsabilité et trouver une solution définitive afin d’éviter le pire car les événements de 1989 constituent un souvenir encore frais qui reste dans la conscience collective des Mauritaniens surtout ceux qui vivent dans la vallée qui étaient les plus touchés par les exactions et les expropriations.

MBG

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