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Sidahmed Khlil : Enfin Paris

 

J’arrive à Paris le cœur léger et tout le me pose cette question : Y a-t-il une opposition qui lutte effacement pour sortir le pays de l’engrenage actuel ?
je dis l’opposition ……….

L’opposition

On voit mal la fameuse opposition imposer des contre-pouvoirs au régime totalitaire, cela s’explique par l’absence d’une opposition crédible et structurée, empêchant un débat de fond et paralysant le développement économique et social de notre pays, il faut un véritable moratoire sur l’opposition mauritanienne, elle doit se remodeler, elle doit se muer en une vraie et véritable opposition politique et démocratique, une vraie opposition qui va au-delà des clivages, au-delà des ethnies et qui prône le développement social et économique de la Mauritanie d’avec tous ses fils. Je pense que l’opposition doit s’atteler, outre l’élaboration d’un projet politique cohérent et fiable, non pas de prêcher dans le vide, ou de se détester par médias interposés, mais à travailler quotidiennement avec les mauritaniens pour créer les conditions qui permettront de contraindre le régime à satisfaire les vrais revendications politiques, sociales et économiques.
Le peuple a besoin d’une opposition forte, structurée et unie, pas une opposition faible qui n’arrive pas à se démarquer de l’immobilisme dans lequel il est, une opposition qui a du mal à se distinguer avec le pouvoir, une opposition qui rime d’avec le paternalisme, qui n’arrive pas à sortir des corporatismes, une opposition minée par la guéguerre de quelques barons qui ne pensent qu’à leur égo.
Une opposition factice qui est plus motivée à courber l’échine auprès du généralissime aziz, quémandant les quelques miettes que le Prince de nouakchott voudrait lui donner, le pouvoir de ce fait ne lui donne aucun pouvoir d’ingérence sur la manière dont les affaires publiques sont gérées par les oligarques civiles ou militaires qui gouvernent la Mauritanie depuis le triste putsch.
Aujourd’hui, l’opposition mauritanienne, manipulée par le généralissime aziz comme un marionnettiste actionnant des fantoches, est perçue par le prince comme une hérésie aux valeurs tyranniques, ce que cette pseudo opposition oublie, c’est qu’elle perd lentement la confiance de ce peuple, en s’inféodant au pouvoir, un régime porteur de valeurs destructrices d’un système monolithique.
Pourtant le peuple souffre, un peuple victime lui-même de cet embrigadement sectaire, ce peuple s’enlise petit à petit, mais une telle situation ne peut être que provisoire, car la soif de justice, de liberté, de développement, du changement, et de participation finit toujours par prendre le dessus sur la soumission et à l’arbitraire. Il est temps que l’opposition mauritanienne, si elle veut se définir comme une réelle opposition, puisse s’unir autour d’un candidat qui fasse l’unanimité, car le déclenchement des cycles de contestations et de remises en cause des régimes politiques qui privilégient la voie autoritaire au développement apparaît comme un tournant décisif au processus de maturation des systèmes politiques africains, il nous faut une opposition forte, celle qui ose et croit en l’Afrique, celle qui refuse les ethnies comme critères politiques.
1991 était l’espoir, C’était le début d’une vague toute nouvelle de démocratisation des systèmes politiques africains, après les périodes des régimes paternalistes qui avaient accompagné la décolonisation et des régimes autoritaires civils ou militaires qui avaient fait irruption au milieu de la première décade des indépendances. Le multipartisme renaissait de ses cendres, les nouvelles constitutions le consacrèrent solennellement, le multipartisme, formellement proclamé, recevait une pleine effectivité avec l’éclosion de formations politiques hors du parti unique, longtemps considéré comme le seul creuset efficace de l’intégration nationale. Malheureusement en Mauritanie, on confondit vite pluralisme et pouvoir à tout prix, la non compréhension du pluralisme engendra des drames, et le retour au pouvoir d’une tyrannie effroyable qui, s’approprie aujourd’hui le pays.
J’aimerais dire une chose à l’opposition mauritanienne, la démocratie, dans le contexte des systèmes politiques majoritaires, renvoie à l’exercice du pouvoir d’État par la majorité sous le contrôle de l’opposition et l’arbitrage du peuple (Georges Vedel).
À la séparation classique des pouvoirs, fondée sur une différenciation organique et fonctionnelle des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire, se substitue, de nos jours, une séparation politique entre la majorité et l’opposition sous l’arbitrage du pouvoir judiciaire qui veille au respect des droits et libertés fondamentaux d’une part et, d’autre part, du peuple, appelé à trancher, en dernière instance, les conflits opposant ces deux protagonistes du jeu politique grâce à l’expression du pouvoir de suffrage. Le pouvoir de la majorité n’est ni arbitraire ni illimité. Il s’exerce dans un cadre normatif, ainsi que des valeurs démocratiques fondées sur la tolérance et le respect de l’autre, c’est-à-dire de la différence et l’acceptation de la critique. Sans reconnaissance légale de l’opposition, gage du pluralisme, point de démocratie.
Composante essentielle de la démocratie, l’opposition présente un caractère d’utilité publique. Elle est investie d’une véritable mission de service public dans la mesure où, par son pouvoir de critique et de contre proposition, elle modère les ardeurs de la majorité et offre aux citoyens une alternative à la politique définie et appliquée par la majorité parlementaire.
Porteuse de valeurs stabilisatrices et non subversives, ainsi que d’idées et de projets de société alternatifs à ceux véhiculés par la majorité, l’opposition doit avoir la possibilité de porter son message au peuple et conquérir ses suffrages à l’occasion d’élections pluralistes transparentes, loyales et sincères. L’opposition doit alors disposer d’un statut la plaçant dans un cadre » normalisé », » statufié » qui garantit l’effectivité et la jouissance des droits et détermine ses obligations, car, en démocratie, un statut ne se conçoit pas sans devoirs.
La construction et l’approfondissement de la démocratie passent, en conséquence, par un renforcement de la capacité d’action des acteurs du jeu politique à travers la définition d’un cadre juridique et politique déterminant les droits et devoirs respectifs de la majorité et de l’opposition en même temps que l’allocation équitable des ressources publiques aux partis politiques.
Ce n’est que de cette façon que vous aiderez LA MAURITANIE, et vous vaincrez ce pouvoir tyrannique

Sidahmed Khlil

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