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Aicha Amar : Au lycee de garcons d’antan

 

L’avantage de certaines réminiscences est qu’elles ne prennent jamais de rides.
Les silhouettes penchées sur des feuille blanches s’ingéniant à se remémorer, une ou deux citations, qui de Sartre, d’autres de Kierkegaard pour agrémenter une hypothétique réflexion sur le thème majeur de l’existentialisme, à savoir  » le choix ».
Celles même, qui discutent sans contrainte tour à tour d’Allende, Cabral, Seyed Qoutoub, Michel Aflegh, ou de Mandela, et Nasser, avec une ferveur, ne trahissant aucune passion exacerbée. Des discussions riches, apaisées, différentes des échanges acerbes dont on a droit sur la toile, aujourd’hui.
Scènes anodines d’une journée d’une vie scolaire émancipée.
Le lycée de garçons constitue le terreau de recrutement d’une jeunesse qui s’exerce au militantisme non partisan.
Être le plus loin possible des cercles du pouvoir formel, informel est dans l’air du temps.
Dénoncer.
Revendiquer.
S’affranchir de certains acquis sociaux sont les crédos des mouvances .
Oser la liberté de penser sanctionne réussite, et partant intégration au groupe ésotérique .
Un gauchisme de diverses obédiences est le rite initiatique des recrues du lycées de garçons.
C’était hier.
En conséquence, un esprit écorché, buriné par de tendres stigmates de la trajectoire erratique de jeunesse, dont on conserve un imprescriptible idéalisme .
Depuis un certain temps, on a chaussé les confortables pantoufles de Facebook.

 

Aïcha Amar

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