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Dop Moustapha, ancien commandant de la marine narine, raconte la complexité de l’exercice de patrouilleur

Dop Moustapha, ancien commandant de la marine narine, raconte la complexité de l'exercice de patrouilleurDiop Moustapha – DIEU n’Epargnera pas de Sa Colère TOUT celui qui incite, qui incitera, de quelque mode que ce soit, à une mésentente entre ces deux peuples qui, en fait, n’en sont qu’un.

Revisitons un peu l’Histoire et fixons notre métissage, que seuls les incultes et barbares réfutent, pour savoir et voir qui nous sommes. Inclinons-nous devant la mémoire du jeune pêcheur, victime d’un tir de nos garde-côtes. Puisse ALLAH l’Accueillir au Paradis. Nul ne sait encore les conditions réelles dans lesquelles s’est déroulé ce drame qui endeuille, au-delà de la famille de la victime, les peuples sénégalais et mauritanien. Voyons où les condoléances sont présentement reçues pour nous en convaincre ?

Et pourtant les Moloch-Cassandre ont repris service et surtout du poil de la bête pour demander à finir leur macabre besogne de feu et de sang ! Une enquête devra déterminer les circonstances qui ont conduit à cette perte de vie humaine et les mesures adéquates devront être prises pour sanctionner celui ou ceux qui seront reconnus coupables. Ainsi fonctionne la Justice dont on nous martèle pourtant le principe, à longueur de journée, sur les réseaux sociaux !

Pour avoir commandé la Marine Nationale mauritanienne et avoir eu alors à assumer ou cautionner des ordres de tirs, mais aussi en en sanctionnant certains, sur toute l’étendue de notre Zone Economique Exclusive, j’en sais la complexité de l’exercice où parfois, les victimes se dénombrent tant du coté des pêcheurs (pirogues et navires confondus) que celui des équipages des patrouilleurs. Je sais l’énorme difficulté des situations et les moments des drames vécus pendant ces opérations.

Je convoque, à la mémoire de beaucoup qui me liront, le cas du Wang YANG 102 dont le processus judiciaire, que la Marine a suivi jusqu’au niveau de dernier APPEL DANS L’INTERET DE LA LOI, introduit par le ministre de la Justice de l’époque, lui-même, m’avait pourtant débouté ! Un véritable acte de guerre, à notre grande surprise, nous avait opposé à ce navire qu’il a bien fallu réduire par la force ! Et pourtant ce sont les mêmes principes de la surveillance maritime qui s’exercent tant au Nord qu’au Sud, avec hélas parfois, un cortège de drames.

Nous ne regretterons jamais assez ce lot de victimes, jamais. Les réajustements, rénovations en fonction des matériels acquis et de la formation du personnel dédié permettront toujours, certes, de réduire grandement les accidents, mais surement pas d’atteindre le risque zéro en raison de l’impulsivité, parfois, des équipages des patrouilleurs mais de l’agressivité de certains équipages, surtout ceux des navires.

Toutefois, rien ne saurait justifier les saccages et vandalisme notés dans certains quartiers, à Saint-Louis; œuvre d’une poignée d’individus, qui prennent plus en otage les autorités sénégalaises qui n’ont de cesse de leur interdire l’accès aux zones de pêche mauritaniennes, faute d’Accord de Pêche. Ces émeutiers ne sont point représentatifs ni de toutes les populations de Guet-Ndar, encore moins celles de Saint-Louis et celles du Sénégal.

Dans tous les cas, contribuons à la sérénité et au bon sens qui permettront aux gouvernants de trouver les solutions définitives à ce genre de problème. La question maritime ne sera résolue que par la signature URGENTE d’un ACCORD DE PECHE GLOBAL. Alors, de grâce, qu’on laisse le soin AUX SPECIALISTES DE NEGOCIER ET DE CONCLURE, dans un intérêt mutuel.

Et qu’on fiche la paix à ces concertations gouvernementales qui auront besoin surement de tranquillité et de sérénité, loin des turpitudes politiciennes car nul besoin d’être analyste pour comprendre que les extrêmes, dans les deux pays, ont là du pain béni pour en rajouter aux difficultés des pouvoirs. Il n’est même pas exclu que des franges des pouvoirs dans les deux pays, pour des questions d’éternels positionnements politiques, exacerbent les crises à l’orée de cette fatidique année 2O19 de toutes les ambitions, dans les deux pays.

Une bonne circulation de l’information officielle permet toujours d’apaiser et de pourfendre la rumeur tueuse. Même si les opinions doutent des canaux officiels, leur mérite, dans ces cas est de dissiper les doutes. Les gouvernements de Mauritanie et du Sénégal, dans une volonté commune de conduire ensemble la résolution des crises devraient, pour des cas similaires, faire gérer une cellule de communication commune pour toujours éclairer leurs opinions d’une même voix qui est celle de la Vérité.

Il est heureux et encourageant de noter quand même la levée d’une importante frange des populations pour appeler au calme et susciter une prise de conscience salvatrice, tant au niveau de rencontres que sur certains médias.

Tiré de la Page Facebook de Diop Moustapha

Via Cridem

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