https://c2.staticflickr.com/6/5293/5537225811_d3e1279c14_o.jpg

Hymne national et affectations militaires

La commission chargée de composer un nouvel hymne national a rendu sa copie au bout d’un mois de travail. Le conseil des ministres vient de l’entériner au cours d’une réunion extraordinaire tenue le lundi 25 septembre dernier.

Il est attendu qu’il soit présenté au parlement dés l’ouverture de sa session ordinaire prévue le lundi 2 octobre prochain. Normalement, sans grande surprise, les députés désormais seuls maîtres à bord sur la barque de la législation après la mort programmée de leurs collègues du Sénat devraient le faire passer comme une lettre à la poste.

Dès sa publication, l’hymne national a fait l’objet de beaucoup de réactions au sein des Mauritaniens. Selon certains exégètes de la langue de Sibawayh et des spécialistes de sa poésie, le texte proposé n’est pas si extraordinaire ni dans son contenu ni dans son sens. Selon eux, ce texte ne fera qu’exacerber davantage cette marginalisation et cette exclusion que certaines communautés dénonçaient déjà et n’apportent pas cette dose de nationalisme que d’aucuns accusaient l’ancien hymne de ne pas refléter.

Ces détracteurs vont même jusqu’à dire que leurs collègues de la commission de l’hymne n’ont pas été inspirés. La muse de la poésie serait elle de l’opposition ? La sortie du nouvel hymne national a coïncidé avec la publication d’un grand mouvement au sein de l’institution militaire qui a touché beaucoup d’officiers militaires supérieurs des régions militaires, des centres de formations, des chefs et adjoints chefs de bureaux.

Encore une fois, ce mouvement a reflété ceux que beaucoup dénoncent régulièrement à savoir le contrôle quasi-total de la haute hiérarchie militaire par les éléments d’un seul groupe national au détriment des autres et qui accrédite clairement les thèses selon lesquelles ils existent de grands dysfonctionnements structurels dans l’accès et le partage des postes de responsabilité civile et militaire et des ressources nationales entre tous les citoyens mauritaniens.

 

Source : Le calame

Vous pouvez laisser une reponse, ou trackback a partir de votre propre site.

Laisser un commentaire