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France – Maroc : un coopérant ne devrait pas faire ça ! (Petition adressée à Emmanuel Macron)

Collectif de jeunes chercheurs :   Lorsque le président Emmanuel Macron déclare à Rabat : “Je souhaite au Maroc, une politique éducative culturelle et linguistique revisitée, et à nouveau, davantage présente dans le royaume” et lorsque Claude Lévi-Strauss écrit, avec passion et sagesse : “ il n’y a civilisation que quand il y a mélange des cultures “, chacun, l’un par la voix du gouvernement, l’autre par le chemin des sciences humaines et sociales, nous trace la voie de convergence où doit se situer la coopération et l’action culturelle française à l’étranger.

Cette noble entreprise repose sur des hommes et des femmes qui doivent en toute circonstance, avec persévérance et dévotion servir l’institution qu’ils sont censés représenter car leur voix engage celle de la France, la patrie de Montaigne et de Malraux. Leur action doit respecter les valeurs humanistes transmises par la langue française, cette descendante de la latinité et de l’hellénisme, cette belle reine héritière du siècle des lumières et des envols de liberté.

Ils doivent dans l’ordinaire des heures servir la France, respecter les hommes et leur culture et respecter la patrie d’autrui et son histoire.

Malheureusement, cette entreprise se trouve vouée à l’échec quand le respect laisse place à l’arbitraire. Quand la violence s’exerce d’une manière insidieuse dans le huis clos diplomatique. Quand dans l’ordinaire des tâches, le harcèlement et le racisme remplacent le vivre ensemble.

C’est le cas du Centre Jacques-Berque pour les études en sciences humaines et sociales à Rabat au Maroc, où  sa directrice, Madame Sabrina Mervin, fait régner un climat de terreur en toute impunité,  notamment quand il s’agit du personnel non français du Centre.

Le directeur d’un Centre de recherche français à l’étranger est choisi par un conseil scientifique selon des critères subtils où se combinent entre autres  la renommée, la compétence et la profondeur.

Madame Mervin n’a ni l’une, ni l’autre. Elle a fait dysfonctionner ce Centre de recherche en installant un climat délétère. Elle a éloigné des doctorants et des chercheurs, souvent avec des relents de néocolonialisme et de racisme. Elle a humilié des pontes de la recherche au Maroc. Des projets de recherche ont ainsi été freinés, de jeunes chercheurs marocains découragés et dissuadés de venir travailler au Centre et des partenaires universitaires méprisés. Dans ce contexte, il convient de s’interroger sur la vocation de cette institution  qui apparaît aujourd’hui comme une excroissance dans le paysage scientifique marocain.

Madame Mervin a exercé sur le personnel marocain du Centre un harcèlement continu d’une rare violence. Sur six personnes, soit l’effectif total que compte cette institution, quatre personnes sont passées par les services d’urgence et de réanimation des hôpitaux de Rabat : La secrétaire générale violemment agressée, victime d’un malaise vagal en juin 2017, admise en réanimation, affaire classée !  Le chauffeur du Centre soumis à des brimades et des humiliations dignes d’un autre âge, victime courant août 2017 d’un accident cérébral irréversible, affaire classée ! L’informaticien  du Centre soumis lui aussi à une pression et à un harcèlement soutenus, est sous contrôle médical pour des problèmes cardiaques en rapport avec le stress au travail, affaire classée ! La secrétaire de direction faisant l’objet de la même pression a démissionné en juin 2017. Affaire classée !

Pendant ce temps, Madame Mervin ne semble pas inquiétée, s’enfermant dans une stratégie schizophrénique et continuant  son entreprise de harcèlement et de violence dans son huis clos diplomatique, se prévalant de protection haut placée !

Les marocains sont très attachés à la langue française, très attachés aux valeurs que cette belle langue transporte et véhicule. Mais ils sont tout aussi attachés à leur culture, à leur histoire, à leur patrie et à ses hommes.

En marge d’un séminaire, en sa qualité d’historienne, Madame Mervin a manqué de respect à une nation entière en semant le doute sur le rôle joué par sa Majesté Mohamed V pour la protection des juifs du Maroc lors de la deuxième guerre mondiale.

C’est inadmissible et scandaleux ! Salir impunément la mémoire de son auguste Majesté feu Mohamed V, juste parmi les nations et  seul chef d’etat étranger avec Churchill a avoir été fait compagnon de libération par De Gaulles.

Les canons de la science dont Madame Mervin se réclame aurait dicté qu’elle consulte les archives nationales du Royaume du Maroc, la bibliothèque du Congrès américain riche en clichés où apparaissait son auguste Majesté entourée de nos concitoyens juifs lors des cérémonies de la Baia aux heures sombres de l’histoire.

Peut-être Madame Mervin se fait- elle le porte voix d’un courant d’historiens révisionnistes oeuvrant pour nuire aux intérêts supérieurs du Royaume et salir sa mémoire.

Nous en appelons au chef du gouvernement marocain, aux chefs des partis politiques marocains, aux recteurs et aux présidents des universités marocaines, aux syndicats d’étudiants marocains pour que cesse ce scandale.

Nous en appelons aussi au ministre français responsable pour qu’il ait un rappel à l’ordre, pour ne pas dire un rappel tout court.

Le “droit de pétition” a été institué en France par ordonnance en 1958. Monsieur le Président Emmanuel Macron dans son discours de Versailles a souligné l’importance qu’il attachait aux pétitions.

Au Maroc, le “droit de pétition” a été institué par la constitution de 2011 où il faisait figure d’avancée  majeure. Monsieur le premier ministre Saad Eddine Othmani, a supervisé le 18 juillet dernier la mise en place de la commission des pétitions.

Nous leur adressons donc cette pétition.

Elle est issue de la société savante au Maroc, portée par un collectif de chercheurs et soutenue par plusieurs universitaires français et marocains, par des organismes de recherche au Maroc, par des personnalités du monde scientifique, de grandes  associations citoyennes et des associations de diffusion du savoir.

Nous vous demandons à votre tour d’apporter votre soutien :

Pour dire NON au harcèlement et à la violence, surtout quand elle est exercée dans un huis clos diplomatique.

Pour dire NON aux thèses révisionnistes, surtout quand elles salissent la mémoire d’un peuple.

Pour dire NON à l’excès de pouvoir car le Maroc est, et demeure un pays de droit.

Collectif de jeunes chercheurs.

Source : change.org

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