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J’avais 10 ans en Mai 68 à Zouérate / Par THierry ARNOULD ( Zouerathie)

Les dramatiques événements  du 28 Mai 1968, où il y eut mort d’hommes,   intervenus suite à une révolte  des travailleurs  Mauritaniens de MIFERMA (Snim actuelle) , n’ont pas été traumatisants que pour les autochtones .  THierry ARNOULD, un jeune francais qui vivait avec ses parents dans la cite miniere , avait vecu à 10 ans  ce drame malheureux. Il raconte sa souvenance  dans un recit emouvant  :

« Le soir où tout à changé

Leyla Illi Tghayar  dhe kamil

Les jours de grève précédents, nous allions à l’école normalement, mais ce soir là , ma mère

Leyam illi sabig lidrab , n’guissou el medrassa , aadi, yegheyr dhik leyla, oummi

nous annonça que nous n’irions pas en classe le lendemain   »Les Mauritaniens sont en grève

Galtenna  mana lahi n’guissou el medrassa soub/h «  el mouritaniyine vi drab

et en colère, ils sont plus nombreux que nous et ici ce n’est pas pareil, ce n’est pas comme en

Ou Minveg Ine, houme Ek dhar mineu we hown ma hou siyani,  mahou kivit

France nous dit elle , comme si elle était désolée ». et pour que l’on comprenne mieux ses

France galet enna, kif illa mkedra». Ou Leyak  nevihmou hatta thak

propos , elle nous dit que le car des français qui partaient en vacances avait était caillassé en

Leklam, galet enna ann elkar el faranssiyine vi el outla n’khbatt Eb lehjar lahi

passant devant l’économat et que cela devenait dangereux.

Yowkhadh guiddam ecounouma ou dhak ad khattir.

Et en effet , dès la nuit tombée, j’ai compris qu’elle avait raison .

Ou vi ilenn, and m’neyn je leyl , v’hemit anha andha el hag

A cette époque , nous habitions en face de l’ancienne polyclinique , et vers 20 heures un

 

Dhik essa- a  , h’na saknine mitgabline m-aa tab, ou And Ethmniya

fourgon Renault SG1 de la manutention à du forcer le barrage des grévistes à l’entrée de

wetta  fourgon SG1 el manitention varsatt samsam el moudribine  and medkhal

Zouérate. Il était conduit par un jeune français de la manutention que Michel Breda a bien

Zouerate. Ken iharkou jdaa faransi min manitention  ou Michel Breda  kan hatta

connu, brun et des yeux spécifiques , globuleux , je n’ai plus son nom en tête . Dans le SG1 ,

Ya irvou,  ehmar ou ainh khassat,mizeguinnatt, matla essmou v’rassi. Vi SG1(el wetta)

ils étaient deux dans la cabine de la camionnette et ils sont arrivés chez nous trés angoissés ,

Kanou ethneyn v’ cabine el wetta ou jaw and nahna minkhal ine,

les vitres du SG1 étaient toutes brisées , mais ils étaient heureux et soulagés d’avoir pu passer

M’reyatt el wetta  kamlatt ideguidgou,yegheyr kanou verhanine ou mitmewkine  alenhoum t’khataw

le barrage .

samsam

Plus tard vers minuit, ma mère a vu descendre de Tazadit , plusieurs voitures tous feux

Agueb dhak adett minuit, oumy chavitt gadh min tazadit,yasser mint El wetat thawhoum

allumés qui se dirigeaient vers F’Derick  . Mon père a eu cette remarque : « ils sont fous, ils

gadi gayssin jihitt V’deyrik…bouya gal hadhi el moulahadha : « houmeu mjeuneu,

ne sont pas discret, ils vont avoir des problèmes . »

Mahoum mestourine,Idourou Iraw el mechakil »

En effet, les européens rentraient du poste de l’après midi et descendaient de Tazadit en

Ou hag ,N’Sara El dakhline  min boustet edahmiss ou ghadhine min tazadit

roulant plein phare en direction des Services Généraux pour contourner les 3 collines du

chahine edhaw gadi gayssine services jenero leyak ihawchou legleybatt ethlatheu

château d’eau et rentrer dans Zouérate en passant par la décharge , par le terrain de football et

h’dha chatou doh  wi jou lizoueyratt wakhdhine aleu el keubeu, min rag balonh

la piste de karting afin d’éviter les grévistes qui se trouvaient à l’entrée de la ville au niveau

towress karting  leyak I hawchou ehel greyve Illi ande medkhal edechra min h’dha

de la barrière du gardien.

Barrire el gardaya

Mon Père venait à peine de terminer sa phrase que les mauritaniens quittaient déjà le sépis du

Bouya ma vatt ouveu min kelimtou Ileyn el mouritaniyine  margou min sepiatt

gardien à l’entrèe de Zouerate et firent mouvement en traversant la cité par le quartier

El garday ande medkhal zouerate ou gamou mit harkine chaguine dechra min ande haye

Mercurochrome et se dirigeaient vers le terrain de football . Je me souviens que mon père

Merkirekrome Gayssine jihitt rag balonh. Hajilly ann bouya

nous fit rentrer immédiatement dans la maison et qu’il y eut des cris sur le passage des

dakhalna bil ajla vi dar ou gam leayatt and mowkhadh

grévistes et des cailloux jetés contre les portes et fenêtres de notre ESA et sur ceux des voisins

Ehel greyve ou lehjar n’zirgou ala bibane wi kwawi darna ESA wi ala jiraneu.

A l’intérieur de notre domicile , pour faire face , mon père avait son manche de pioche , Guy

Dakhil darna hneu ,leyak n’wajhou houm. Bouya andou oude piouch , Guy

 

 

Breda qui était le boucher de l’économat avait ses grands couteaux de boucher et chacun avait

Breda illi kane bouzi ve counemeh andou Emass kbar lidhebah  ou kil ha andou

son arme dérisoire pour se défendre .

silah bessitt bach idavi aa ane rassou.

Pendant ces quelques minutes , le temps parut long , ma soeur et moi même étions apeurés .

V’dhouk deghayigh , el waght ade twil, Ekhti waneu min nevssi n’khlaana

Puis le calme revint et les adultes se sont risqués à l’extérieur . C’est alors que surgit de nul

Min vem skine el hal wi rajalla d’guedmou el guidame.  Ande dhak m’blaz min

part , M. GANCE essoufflé et terrorisé , il avait dû abandonner sa Land Rover en pleine

El guehwa , M.Gance, dehchane ou minkhlaa, h’rab ane land rouvyr vil

nature entre la piste de karting et les ESA pour se sauver en courant et il nous raconta dans sa

Elgahwa beyne trig karting wi dyar ESA m’sellek rassou bidev- a our ad elina

peur que les mauritaniens étaient des centaines

v’khali-e-tou ane el mouritaniyine kanou bil m a tt .

Environ une trentaine de minutes plus tard, arriva à son tour M. CATINOT (je crois) qui

Taghriben ethlathine daghigha agueb dhak ,jeu melli M.Catinot  (Chak’ha)  illi

s’était sauvé et caché lui aussi un long moment avant de rentrer. Il raconta lui aussi à nos

Sellek rassou we brik melli Z’meyne sabig iji. Rad melli houweu  ala

parents les mêmes faits que M Gance .

Ehli nevss illi khlig El M.Gance

Ensuite , bien que les adultes leurs avaient proposés , par sécurité , de rester et de passer la

Agheb dhak,m’ a aalen errajala eghtar hou, min lem’n, yehnaw wi batou

nuit avec eux , ils ont décidé de repartir tous les deux de rentrer chez eux pour rassurer leurs

Leyla m’a-houm, Gharrou aalen houm yimchou lethneyne chowr ehil houm ihed- ou

familles . Je ne sais pas par ou ni comment ils ont fait pour arriver à leurs domiciles mais ce

Iyal houm,. Manaraff  bach oula ech’adlou ileyne jaw lidyarhoum yagheyr

qui est sûr , ils sont rentrés sain et sauf .

Illi mou ekked , alenhoum dakhlou hayine ou salmine.

Puis le reste de la nuit se déroula avec les tours de garde des adultes, vraiment très anxieux et

Wa a gab dhik leyla vatt vit zegnine errajala , haznanine hatta we

inquiets de la situation . Ma soeur Ariane était traumatisée par les cris et les youyous des

mahou mitmowkine min el hal. Ekhti Aryiane  t’khadhlitt biha lea yatt wa zgharitt

.femmes mauritaniennes qui venaient du quartier maisons blanches et d’ailleurs par la suite ,

Aaleyatt  El mouritaniyatt illi jayatt min dyar el bidh wi bled ewkhar agueb dhak ,

ces cris et « youyous » s’élèveront tous les soirs venant et très longtemps ces « youyous » ont

dhak lea yatt we «  Azgharitt »   adou  I aytou  kil leyla ou vewtou Yasser  dhouk “ Azgharitt”

résonnés dans ma tête .

ou houmeu Izenznou  v’rassi.

Le lendemain matin, les adultes prirent la décision de barricader les maisons, tout pouvait servir .

Essoub h min ghadd  , Errajalou ghabdou gharar anhoum yeghivlou dyar,Kil chi yenva-a.

Ils décidèrent de vidanger l’essence des véhicules et de retirer les batteries, d’organiser notre

Gharrou Alen houm  Ikou bou issanse min el wetat ou yeguil ou battri

, wi nadhmou

défense et de neutraliser les véhicules pour qu’ils ne puissent plus rouler et servir de voiture

Diva a wi khassrou el wetat leyak matlaw yahirkou wi oudou wetat « el kebich »

« bélier ».

Les commentaires des adultes allaient bon train, qu’allons nous faire, les autorités

Taa ligh arwaguij lekbar  kil chi ijou a lih, Ehna Echlahi N’adlou ? essouloutat

compétentes sont elles informées , l’armée va t elle intervenir , etc etc …

el messoula mindra kanhoum almatt? el jeich lahi yidakahl ?….

Puis le soir de nouveau des cris de la foule mauritanienne et une rumeur , les frères BREDA

We vi leyl gam melli leayatt min  jmayaa el mouritaniyine we ichaa, likhoutt Breda

bien connus dans la Cité , un certain  BOBOSSE  et je suppose d autres personnes étaient

el maarouvine vi dechra , we wahid yengalou Bobosse we wahdeyn ikhreyn kanou

devant la Mif-Hôtel avec des gourdins ou autres armes face à la foule mauritanienne .

guidam mif hotel andhoum itichin ou silah ewkhar mwajhine jmayaa el mouritaniyine

Provocation de leur part, ou défense de l’entrée du Mif-Hôtel je ne sais pas et je n’ai jamais eu

Tehdid min houm , walla divaa an medhal Mif hotel manaraf Ou la gheteyt

la « vrai » réponse mais heureusement tout cela s’est bien terminé .

« haghguit »  el jewab yegheyr dhe kamil agheb ouveu.

De notre côté , lors de cet épisode, Guy Breda qui était notre voisin , voulait rejoindre ses

Min jihit nahan, v’dhik el vetra, guy breda illi kan jarna , idour yewssal

frères mais sa femme ne voulait pas . Tu as une famille reste ici avec nous lui disait elle sans

khoutou  yegheyr eayalou mabghat dhak, Inta andek iyal  ehna hown maana , kerrit ha alih ,

arrêt,

elle était au bord des larmes et de la crise de nerf  il me semble même qu elle pleurait .

Kanet ella lahi tebki we minvagaa ou dhahirli anha tebki

Heureusement cet épisode du Mif-Hôtel s’est bien terminé, mais le soir quand mes parents

Alhamdoulilla dhik el vetra and mif hotel ouvatt, yegheyr vi leyl ileyn tlaw ehli

nous ont couché, en haut de l’escalier il y avait de drôles de bouteilles de Pschitt avec un

lahi iregdouna, vowg lemtali kanou vem ebbach min pshitt vihoum

morceau de chiffon qui en sortait .

tacha min charwitta  marga minhoum

Je demandais à mon  père de quoi il s’agissait , il était tout embêté pour me répondre et c’est

Sewelit bouya hadha chinhou , ou kane mayibghi ijawibni  we

ma mère qui me répondit : » ce sont des coktails molotov, c’est pour se défendre . Si les

oummi hiya illi jawbit : «  houma ghanabil , n’dourou endav ou bihoum, Ileyn

mauritaniens tentent d’ouvrir la porte, on allume le chiffon et on les lance par les fenêtres

El mouritaniyine ihawlou yevithou el bab, nigdou charwitta ou nezergouh min lekwawi

pour qu’ils explosent . C’est Papa qui s’en chargera et pendant ce temps avec ta soeur tu

leyak yetvejrou. We bouna houwa lahi iadal dhak  we v’dhak el waght maa oukhtak

passeras par la fenêtre de ta chambre et vous irez vite vous réfugiez chez les RIGOTS sans

tewkhadh min kouwet beytak ou tediv ou tebirkou chowr Ehel Rigots oula

vous occuper de nous . C’était la consigne de mes parents .

ghadilkoum vinahan. Hadha hiya wassiyit ehli

Cette nuit là , j’ai passé une nuit très agitée . Mes parents ne dormaient pas, ils venaient très

Dhik elleyla , bitit mani mitmownek. Ehli ma rigdou , ella ijouna

souvent nous voir, inquiets pour nous mais très réconfortants .

Ikharsouna, khayvin elina  yegheyr imtnouna gloubna

Le lendemain matin, ma mère posa la question suivante, est ce que quelqu’un savait pour

We essoubh min ghad, oummi terhit essou al  talli, midra yekan had  tkhamem

l’eau ? En effet, son souci était de savoir si les Mauritaniens pouvaient isoler la cité ou des

bi el meu ? bil viil, tekhmamha yekan el mouritniyine iguidou yevouslou dechra   we

quartiers pour nous couper l’eau , ou pire l’empoisonner . Elle nous dit que cette idée

lahyaye leyak yeghitou el meu, wedham idirou vih essim. Ougalettna ann hadhi el vikra

d’empoisonnement de l’eau lui vint à l’esprit quand elle trempait son pain dur dans l’eau pour

Tessemoum El Meu jat evrassha m ;neyn kanit Etghamess m’bourou yabess leyak

le ramollir avant de le passer au four.

T’billou sabig edirou vi el vour

Comme personne ne pouvait savoir si les mauritaniens grévistes allaient empoisonner l’eau ,

M’neyne ad mayaraf had kann El mouritaniyine lahi idirou Essim vi El meu,

tout le monde décida de faire des réserves et de se servir de tout ce qui pouvait servir de

Nass kamle gharitt anha tejmaa El meu we dirou v’kil chi igid yerivdou

réservoir … C’est ainsi que même la brouette de mon Père à été rempli .

ou yahidnou…..hatta a’lene burrwett bouyeu mitlatt..

Le jour suivant , nous n’avions plus rien ou presque à manger . C’est alors que GUY BREDA

N’har thany , matla andna chi lahi newklouh. Gam Guy breda

, JACQUES RIGOT et mon père YVON décidèrent d’entreprendre une folle expédition, c’est

Jacques rigot we bouya ana Yvon gharrou aalehoum iadlou moughamara jounounya, maanaha

à dire aller à l’économat de nuit et prendre la nourriture et toutes les vivres possible et de

aalenhoum lahi iguissou kinemah vi leyl ou yeghibdhou loukil kamil illi iguidou yerivdou wi

rentrer les distribuer.

Jibouh wi guessmouh

Les femmes du quartier n’étaient pas d’accord sur cette expédition mais Guy Breda , Jacques

Lealeyatt illi vil haye mahoum mwavghatt  ala elamelya yegheyr Guy Breda , jacques

Rigot et mon Père Yvon le firent quand même . C’est la première fois que j’ai pleuré pendant

Rigot we bouya ana Yvon adlouha baad. Dhik hi el marra lewla nibki ana v’dhouk

ces événements, mon père et ses copains allaient partir et avec tous les risques que j’avais

Lehdath, bouya we ashabou  lahi yemchou byasser min el khatar  illi

entendu de la bouche des femmes , c’était trop pour moi .

smaatou min voum lealayatt , dhak yassir aali ana.

Alors à la nuit tombée, ils prirent le fourgon tôlé de GUY BREDA et ils y allèrent . Leur

 

We m’neyne jeu leyl, gbdou wetta  megvoula il Guy Breda we m’chaw..

expédition dura une heure ou plus alors qu’il ne fallait que 5 minutes en temps normal pour

amelyithoum madatt sa-a zaida  ou kanit kaviha akhmiss minitat vi el waght el ady leyak

aller et revenir des économats .

yimchi ou yarjaa min kinemah

Ce fut beaucoup d’angoisse et de je le dis de chagrin pour moi mais ils ont réussis .

Aad dhak yassir min el khawv ou lihzine  li ana yegheyr houma nejhou.

A leur retour , ils ont relatés leur périple à l’adulte qui nous avait gardé (qu’il m’excuse j’ai

M-a  roujou-houm  reddou rihlithoum lirajil illi kane m’gardina (yesmahli

oublié son nom mais pas son visage) car cet adulte était resté avec nous et il avait la lourde

N’sseyt essmou yegheyr mahou wijhou)  biya errajel tem m’aana  ou andou

responsabilité de nous protéger , je l’en remercie.

Messouliya yih mina, chakrou.

Puis enfin , le lendemain ou sur lendemain , si je me souviens biens , les paras de l’Armée

We akhiren , soubh min ghad , illa it manseyt , epparachid essnadra

mauritanienne sont arrivés . Des parachutes dans le ciel de Zouérate , c’étaient les militaires

El mouritaniyine jaw. Epparachid vissmeu Zouerate, kanou snadra

mauritaniens. Ce fut un mélange de joie et de peur. Joie d’être semble t’il sauvé, mais

mouritaniyine.ouad dhad khlatt el varah we el khl-a.varah aalena slikna , yegheyr

immédiatement mon Père nous fit rentré moi et ma soeur dans la maison car il craignait des

bilajla,bouya ana dekhalni ana we oukhti viddar bih khayef

mouvements de foule en colère , et une dernière « vengeance » de la part des grévistes .

harakit ennass minveg-ine, akhir « khlass” iadlouh ehel greyve

Après les tacs tacs tacs des armes automatiques, les derniers cris de la foule et le balai

Agueb tagtig essilah outoumatic ,tali min aayatt ennass ou rjou-a

incessant des ambulances à la polyclinique le calme revint enfin ! C’était comme une

merratt embilanse chowr ettab , el houdou-a erjaa akhiren ! Ella kiv

libération mais malheureusement nous avons appris qu’il y avait eu des morts parmi les

Elhourya yegheyr  yewaj-aa  ealimna ealen vih mawta  min

grévistes ce qui malgré notre soulagement nous attrista énormément , tout cela n’aurait jamais

Ehel Greyve dhak illi  m’a varhna, ebgua vina hatteu , hadha kamil kann iguid

dû arriver .

ma yikhlig

Pour terminer, bien des années plus tard, je me suis posé cette terrible question très

Vi ennihaya, imane agueb dhak, t’rahet ala rassi hadha essoual limtine illi

personnelle mais je n’ai pas la réponse. Et si tout cela avait mal tourné, qu’aurait fait mon

chakhssiya, yegheyr ma rayt jewab.Yellou kann dhe ma kann ebssivtou hadhi, echkann lahi i-adel

père concernant ma soeur et moi , comment l’aurait il fait  et est-ce qu’il en aurait eu le temps

bouya el oukhti we ana , bissmin hila lahi iadlou ou kanou lahi ira elwaghet

?

Ce sont mes derniers souvenirs de MAI 68 de l’enfant de 10 ans que j’étais .

Hadhou dhikryati  il meyeh ethmanya we sitine  lichir bou aachar imane ilikint ana.

Pour terminer , croyez moi , chaque année à date anniversaire , je repense à Mai 68 et j’ai

Vi ennihaya,sadghouni, kil amm v’dhi edhikra , yahjelli meyeh ethmanya we we sitine we

toujours cette pensée sincère et émue , une prière pour celles et ceux qui ont perdu un Père ,

da-i menn hadhi el vikra essadigha wel ajiba, we nitlib moulna errahma ill dhouk illi ziglou walid

un parent , un ami . Je n’ai pas non plus oublié ce drame ».

gharib, sadigh. Oula ghateyt inseyt dhak el hadeth

A ma Ville de Zouérate , à mes amis , à ma famille .

Ila dechir ty  Zouerate, we asdigha –i, we ehli.
Thierry ARNOULD ,    Ould  ZOUERATHIE  10 ans à Zouérate en Mai 68 .

Thierry Arnoud, Ould Zouerathie aachar imane vi zouerate v’meyeh efhmniya we sitine

 

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