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1er Mai 2017 à Zouerate : revoir le parcours de la SNIM

La vie de la SNIM peut être résumée en trois étapes :

Première étape : Moctar l’a créée, Ismaîl l’a consolidée.

Créée en 1974, la SNIM a aujourd’hui 43 ans. C’est la force de l’âge. Durant ces 43 ans, trois couples ont marqué la vie de l’entreprise. Le premier, feu-Moctar Ould Daddah et Ismaïl Ould Amar.

Moctar, sous la poussée de la rue et de la nécessité de consolider l’économie nationale, créa la SNIM par la nationalisation de la MIFERMA. Ismaïl, son premier DG, a mis à son service sa formation et son courage, pour en faire le premier véritable outil économique de souveraineté nationale.

La guerre du Sahara aura emporté (politiquement) les deux hommes et réduit la SNIM à presque rien.

 

Deuxième étape: Maawiya l’a fragilisée, Heyine l’a sauvée.

Le second couple, Maawiya Ould Taya et Mohamed Saleck Ould Heyine.

Maawiya, arrivé au pouvoir à la faveur d’un coup d’Etat militaire, a fragilisé la SNIM en la soumettant à une politique de diversification de ses activités pour consolider les infrastructures publiques, au détriment de son activité principale, l’exploitation minière.

Mohamed Saleck Ould Heyine, Cadre issu des rangs de la SNIM, fort de  sa formation, son expérience et son patriotisme, aura largement contribué à la remise à flot de la SNIM, après les crises des années 80-90.

Troisième étape : Aziz l’a banalisée, Oudaa l’a subtilisée

Le troisième couple est composé de Mohamed Ould Abdel Aziz et Mohamed Abdellahi Ould Oudaa, tous deux issus des élections de 2009.

Aziz, déployant une politique de diversifications et de réalisations, tous azimutes, ne trouva pas mieux que de mettre la SNIM au cœur d’une telle aventure.

Ould Oudaa, ex-Chef de service à la SNIM, l’ayant quittée dans des circonstances bien particulières, a mis tout son mandat, à sa Direction, pour mettre à genoux l’entreprise qui l’a vu partir, jadis.

Ayant pris conscience du danger, Aziz, a mis Oudaa hors d’état de nuire, du moins à la SNIM.

En ce premier Mai 2017, où la SNIM et ses travailleurs vivent les incertitudes qui pèsent sur le marché du fer et sur l’environnement social en Mauritanie, le plus difficile sera de trouver les bonnes passerelles pour atteindre les jours d’abondance, où la SNIM et ses ouvriers auront conclu et respecté un contrat  « gagnant-gagnant ».

En tout état de cause, les « semences », enfouies ces derniers temps, sur le terrain de l’entente et de la confiance mutuelle, devraient y contribuer.

 

Ahmed OULD MOHAMED

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