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Ibn Aziz le sait-il ? La constitution mauritanienne contient plus de 41 articles français de souche…

Avant de me lancer dans cet exercice, je croyais que les pères fondateurs de la constitution de Taya de 1991, toujours en vigueur malgré les retouches,  s’étaient juste inspiré de la constitution française.
Voilà que je découvre que ce qu’ils ont fait n’importe quel étudiant en droit avec un minimum de bon sens aurait pu le faire en faisant un honteux copier-coller de près de 50% à partir de la constitution française de 1958. 
Non seulement comme nous l’avons découvert, les pères fondateurs sont allés piquer chez le tyran guinéen Sékou Touré le tyrannique article 38 dont Aziz compte se servir pour son référendum mais en plus, ils ont copié mot pour mot près de la moitié des articles de notre constitution, le reste étant une inspiration avec diverses retouches et quelques artifices pour brouiller les pistes…
Ce n’est pas une surprise vu que nous sommes apparemment devenus un pays d’une élite de voleurs incapables penser par soi-même. La dernière fois, un comble, quelqu’un au coeur du pouvoir mauritanien est allé voler aux sénégalais leur loi contre la cybercriminalité…
Ainsi, dans la constitution mauritanienne en vigueur plus de 41 articles sont français de souche mot pour mot. Toujours en vigueur aujourd’hui à l’heure du révisionniste oumtounsien. Monsieur le président, c’est toute la constitution qu’il faut changer si vous tenez tant à vous éloigner de la pacification. Même Moctar Ould Daddah n’a pas fait un tel copié-collé alors qu’il avait l’excuse de créer un état au milieu de rien à l’heure des indigènes lettrés.
Ce pillage chez les guinéens et les français a été fait en 1991, 31 ans après l’indépendance. Voilà le plus lamentable legs de l’ère Taya qui fut par excellence celle de toutes les contrefaçons. Le président actuel du conseil constitutionnel mauritanien en sait quelque chose, puisque que c’est sous son règne au ministère de l’éducation nationale à cette obscure époque que la fraude au baccalauréat a atteint l’ignominie la plus achevée. On trouvait alors la veille des épreuves dans les papeteries non seulement les épreuves mais les corrigés.
Avant de montrer tous les articles en question, il est bon de constater encore une fois dans quel pays d’imposteurs nous vivons pour que l’élite se félicite d’avoir verrouillé la constitution à propos des mandats sans avoir une fois songé à l’article 38 de Sékou Touré.
Pauvre pays.
La vraie raison de changer de drapeau, c’est que celui-ci ne correspond plus à la Mauritanie des origines prometteuses, ni celles des lendemains. Il faut changer le drapeau car la Mauritanie d’aujourd’hui pleine de haine, de divisions et d’incapables mérite autre chose, quelque chose de plus sanglant et de moins beau.
Passons
Voici trois liens pour vérifier ce qui suit.
La constitution française de 1958 sans la révision de 1962
Celle de Taya de 1991 toujours en vigueur
et celle d’aujourd’hui avec les fameux 41 articles français de souche
Voici les articles en question du plagiat mot pour mot, sans parler de ceux qui sont directement inspirés avec quelques contorsions pour brouiller les pistes jusqu’en Guinée, sans parler des titres copiés dans le même ordre…
1 / Français : La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum. ( article 3 )
mauritanien : La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants élus et par la voie du référendum.( article 2 )
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2 / Fr : Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice. ( article 3 )
Mr : Aucune fraction du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice. ( article 2 )
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3/ Fr : Le suffrage peut être direct ou indirect dans les conditions prévues par la Constitution. Il est toujours universel, égal et secret. ( article 3 )
Mr : Le suffrage peut être direct ou indirect, dans les conditions prévues par la loi. Il est toujours universel, égal et secret. ( article 3 )
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4/ Fr : Sont électeurs, dans les conditions déterminées par la loi, tous les nationaux français majeurs des deux sexes, jouissant de leurs droits civils et politiques. ( article 3 )
Mr : Sont électeurs tous les citoyens de la République, majeurs des deux sexes jouissant de leurs droits civils et politiques. ( article 3 )
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5 / Fr Article 5 :
Le Président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l’État.
Il est le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire, du respect des accords de Communauté et des traités.
Mr Article 24 :
Le président de la République est le gardien de la constitution. Il incarne l’État. IL assure, par son arbitrage, le fonctionnement continu et régulier des pouvoirs publics. Il est garant de l’indépendance nationale et de l’intégrité du territoire.
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6/ Fr : Article 9
Le Président de la République préside le Conseil des Ministres.
Mr : Article 25.
Le président de la République exerce le pouvoir exécutif. Il préside le Conseil des ministres.
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7/  FR Article 12 :
Le président de la République peut, après consultation du Premier Ministre et des Présidents des assemblées, prononcer la dissolution de l’Assemblée Nationale.
Les élections générales ont lieu vingt jours au moins et quarante jours au plus après la dissolution.
L’Assemblée Nationale se réunit de plein droit le deuxième jeudi qui suit son élection. Si cette réunion a lieu en dehors de la période prévue pour les sessions ordinaires, une session est ouverte de droit pour une durée de quinze jours.
Il ne peut être procédé à une nouvelle dissolution dans l’année qui suit ces élections.
MR Article 31 :
Le président de la République peut, après consultation du premier ministre et des présidents des assemblées, prononcer la dissolution de l’Assemblée nationale. Les élections générales ont lieu trente jours au moins et soixante  jours au plus après la dissolution.
L’Assemblée nationale se réunit de plein droit quinze jours après son élection. Si cette réunion a lieu en dehors des périodes prévues pour les sessions ordinaires, une session est ouverte de droit pour une durée de quinze jours.
Il ne peut être procédé à une nouvelle dissolution dans les douze mois qui suivent ces élections.
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8/ FR :  Article 14
Le Président de la République accrédite les ambassadeurs et les envoyés extraordinaires auprès des puissances étrangères ; les ambassadeurs et les envoyés extraordinaires étrangers sont accrédités auprès de lui.
MR : Article 35.
Le président de la République accrédite les ambassadeurs et les envoyés extraordinaires auprès des puissances étrangères. Les ambassadeurs et envoyés extraordinaires sont accrédités auprès de lui.
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9/ FR :  Article 15
Le Président de la République est le chef des armées. Il préside les conseils et comités supérieurs de la Défense Nationale.
MR : Article 34.
Le président de la République est le chef suprême des forces armées.
IL préside les conseils et comités supérieurs de la défense nationale.
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10/ FR :  Article 16
Lorsque les institutions de la République, l’indépendance de la Nation, l’intégrité de son territoire ou l’exécution de ses engagements internationaux sont menacés d’une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le Président de la République prend les mesures exigées par ces circonstances, après consultation officielle du Premier Ministre, des Présidents des assemblées ainsi que du Conseil Constitutionnel.
Il en informe la Nation par un message.
Ces mesures doivent être inspirées par la volonté d’assurer aux pouvoirs publics constitutionnels, dans les moindres délais, les moyens d’accomplir leur mission. Le Conseil Constitutionnel est consulté à leur sujet.
Le Parlement se réunit de plein droit.
L’Assemblée Nationale ne peut être dissoute pendant l’exercice des pouvoirs exceptionnels.
MR : Article 39.
Lorsque un péril imminent menace les institutions de la République, la sécurité ou l’indépendance de la Nation ou l’intégrité de son territoire et que le fonctionnement régulier des pouvoirs constitutionnels est entravé, le président de la République prend les mesures exigées par ces circonstances après consultation officielle du premier ministre, des présidents des assemblées ainsi que du Conseil constitutionnel.
Il en informe la Nation par message.
Ces mesures, inspirées par la volonté d’assurer, dans les meilleurs délais, le rétablissement du fonctionnement continu et régulier des pouvoirs publics cessent d’avoir effet dans les mêmes formes dès qu’auront pris fin les circonstances qui les ont engendrées.
Le Parlement se réunit de plein droit.
L’Assemblée nationale ne peut être dissoute pendant l’exercice des pouvoirs exceptionnels.
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11/ FR : Article 17
Le Président de la République a le droit de faire grâce.
MR : Article 37.
Le président de la République dispose du droit de grâce etc.
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12/ FR : Article 23
Les fonctions de membre du Gouvernement sont incompatibles avec l’exercice de tout mandat parlementaire, de toute fonction de représentation professionnelle à caractère national et de tout emploi public ou de toute activité professionnelle.
Une loi organique fixe les conditions dans lesquelles il est pourvu au remplacement des titulaires de tels mandats, fonctions ou emplois.
Le remplacement des membres du Parlement a lieu conformément aux dispositions de l’article 25.
MR : Article 44.
Les fonctions de membre du Gouvernement sont incompatibles avec l’exercice de tout mandat parlementaire, de toute fonction de représentation professionnelle à caractère national, de toute activité professionnelle et d’une manière générale de tout emploi public ou privé.
Une loi organique fixe les conditions dans lesquelles il est pourvu au remplacement des titulaires de tels mandats, fonctions ou emplois. Le remplacement des membres du Parlement à lieu conformément aux dispositions de l’article 48 de la présente Constitution.
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13/ FR : Article 25
Une loi organique fixe la durée des pouvoirs de chaque assemblée, le nombre de ses membres, leur indemnité, les conditions d’éligibilité, le régime des inéligibilités et des incompatibilités.
Elle fixe également les conditions dans lesquelles sont élues les personnes appelées à assurer, en cas de vacance du siège, le remplacement des députés ou des sénateurs jusqu’au renouvellement général ou partiel de l’assemblée à laquelle ils appartenaient.
MR : Article 48.
Une loi organique fixe les conditions de l’élection des membres du Parlement, leur nombre, leur indemnité, les conditions d’éligibilité, le régime des inéligibilités et des incompatibilités.
Elle fixe également les conditions dans lesquelles sont élues les personnes appelées à assurer, en cas de vacance de siège, le remplacement des députés ou des sénateurs jusqu’au renouvellement général ou partiel de l’Assemblée à laquelle ils appartiennent.
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14/ FR  : Article 26
Aucun membre du Parlement ne peut être poursuivi, recherché, arrêté, détenu ou jugé à l’occasion des opinions ou votes émis par lui dans l’exercice de ses fonctions.
Aucun membre du Parlement ne peut, pendant la durée des sessions, être poursuivi ou arrêté en matière criminelle ou correctionnelle qu’avec l’autorisation de l’assemblée dont il fait partie, sauf le cas de flagrant délit.
Aucun membre du Parlement ne peut, hors session, être arrêté qu’avec l’autorisation du bureau de l’assemblée dont il fait partie, sauf le cas de flagrant délit, de poursuites autorisées ou de condamnation définitive.
La détention ou la poursuite d’un membre du Parlement est suspendue si l’assemblée dont il fait partie le requiert.
MR :  Article 50.
Aucun membre du Parlement ne peut être poursuivi, recherché, arrêté, détenu ou jugé à l’occasion des opinions ou des votes émis par lui dans l’exercice de ses fonctions.
Aucun membre du Parlement, ne peut, pendant la durée des sessions, être poursuivi ou arrêté en matière criminelle ou correctionnelle qu’avec l’autorisation de l’assemblée dont il fait partie, sauf cas de flagrant délit.
Aucun membre du Parlement, ne peut, hors sessions, être arrêté qu’avec l’autorisation du bureau de l’assemblée dont il fait partie, sauf dans le cas de flagrant délit, de poursuites autorisées ou de condamnation définitive.
La détention ou la poursuite d’un membres du Parlement est suspendue si l’assemblée dont il fait partie le requiert.
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15/ FR :  Article 27
Tout mandat impératif est nul.
Le droit de vote des membres du Parlement est personnel.
La loi organique peut autoriser exceptionnellement la délégation de vote. Dans ce cas, nul ne peut recevoir délégation de plus d’un mandat.
MR : Article 51.
Tout mandat impératif est nul.
Le droit de vote des membres du Parlement est personnel.
La loi organique peut autoriser exceptionnellement la délégation de vote.
Dans ce cas, nul ne peut recevoir délégation de plus d’un mandat.
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16/ FR :  Article 28
Le Parlement se réunit de plein droit en deux sessions ordinaires par an.
La première session commence le premier mardi d’octobre et prend fin le troisième vendredi de décembre.

La seconde session s’ouvre le dernier mardi d’avril ; sa durée ne peut….

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