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Les amours cachés de la Mauritanie et Israël : l’ambassadrice Mint M’Heiham dévoile tout

L'ambassadrice mauritanienne entouré du président du CRIF et l'une de ses collaboratrices

L’ambassadrice mauritanienne (en voile) entourée du président du CRIF et l’une de ses collaboratrices

En acceptant l’invitation du Conseil Représentatif des Institutions juives de France (CRIF), l’ambassadrice de la Mauritanie en France, Aïchetou Mint M’Heiham, vient confirmer des rumeurs qui ont toujours couru sur les relations cachées de la Mauritanie avec Israël, via des rencontres secrètes dans la capitale sénégalaise, Dakar.

L’ambassadrice mauritanienne en France était sans nul doute l’invitée surprise, pour le Mauritanien lambda, du Conseil Représentatif des institutions juives de France (CRIF), le lobby attitré d’Israël dans l’Hexagone. Sa générosité débordante qui lui fit claquer 900 euros au bénéfice de cette invitation était à la hauteur des bonnes relations entre Benyamin Netanyahou et le pouvoir mauritanien. Ainsi, la rupture diplomatique de 2009, ne fut qu’un geste populiste d’un général qui venait d’accéder au pouvoir par une révolution de palais et qui cherchait un hameçon assez consistant pour gagner la sympathie d’une rue mauritanienne assez crédule et peu avisée.

Depuis, des rumeurs sourdaient sur des apartés secrets entre des émissaires du pouvoir mauritanien et l’ambassadeur israélien à Dakar. Certains observateurs soutiennent même que l’ambassade d’Israël, détruite pour faire plaisir à l’époque à Mouammar Kadhafi et à ses machines à sous, s’était juste déplacée dans une des ambassades occidentales à Nouakchott. Les relations ne furent ainsi jamais rompues.

Il a fallu ainsi cette invitation où l’ambassadrice mauritanienne,  Aïchetou Mint M’Heiham, sur instruction de la présidence de la République, se rende à visage découvert à l’invitation du CRIF pour faire étaler au grand jour cet amour longtemps caché.

Les nationalistes arabes et les Salafo-wahabistes qui tiennent aujourd’hui le haut du pavé en Mauritanie, ont à peine réagi, eux qui ne manquent pas une occasion pour crier haro sur le baudet, lorsqu’Aminetou Mint Mokhtar, Birame Dah Abeid ou tout autre activiste reçoit un prix ou se fasse photographier en Europe. «Ennemis de l’Islam ! Complices des judéo-chrétiens ! Mangeurs de l’argent des juifs ! Amis des juifs ! » Des invectives qui leur sont accolés à tout bout de champ et qui par miracle, évitent d’éclabousser le flirt honteux entre une République qui vilipende le jour Israël pour faire plaisir à ses radicaux islamistes et l’adule la nuit, dans le secret des limbes diplomatiques.

Plusieurs fois, des diplomates israéliens utilisant des passeports d’autres pays se seraient ainsi rendus en mission à Nouakchott, dans l’incognito.

Pour Israël, qu’importe que ces relations avec la Mauritanie s’étalent au grand jour ou soient maintenues dans le secret. L’essentiel est de continuer à conserver un pied dans ce pays et conforter sa présence géostratégique dans cette partie du Nord-Ouest africain. Mais en retour, la Mauritanie ne perçoit aucun dividende de cet amour secret, les Israéliens exigeant un retour au grand jour des relations diplomatiques entre les deux pays. En effet, la pression internationale, celle du lobby juif bien introduit dans les rouages du système mondial, continue de peser sur le pays. Accablement dans le domaine des droits de l’homme, mort décrété du tourisme, refus des capitaux étrangers à investir dans le pays, départ de plusieurs d’entre eux dans le sillage de la crise du fer. Résultat, l’économie mauritanienne est aujourd’hui exsangue, la plupart des projets publics étant désormais financés sur ressources propres, c’est-à-dire en saignant le pauvre contribuable mauritanien déjà essoré par une crise financière sans précédent.

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