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Buzz/Vidéo : Khadija Mint Kleib expose sans complaisance les vrais problèmes des atarois

Buzz/Vidéo : Khadija Mint Kleib expose sans complaisance les vrais problèmes des atarois« Les problèmes affrontés aux atarois sont authentiques Monsieur le Président. Il ne s’agit pas de leurre. Nous sommes, réellement marginalisés, à l’extrême même », dit Khadija Mint Kleib, dans son intervention faite à la réunion du Président mauritanien Ould Abdel Aziz avec les cadres de la wilaya.

« Notre région est abandonnée. Nos fils ne sont pas avec nous. Ils sont partis ailleurs afin de travailler et de nous envoyer des sous pour subsister. Tous mes frères n’habitent pas avec nous. Je suis seule à la maison avec ma maman. Cette situation est vécue par tous les atarois.

Le monde que vous voyez ici, scander Atar, Atar est étranger à la ville Monsieur le Président. Je vous assure qu’Atar est un cimetière. Pas de goudron, ni d’assainissement, sinon leurs financements ont été détournés. Nous n’avons même pas droit à l’eau potable. L’eau que nous consommons est salée.

Pourquoi alors que nous avons un Président. Ces gens qui ont été désignés en notre nom, ne nous accordent aucun intérêt. Vous le wali, vous ne devez pas recevoir les gens pour vous raconter des contrevérités. (Larmes)

C’est normal. Je suis blessée, car je suis une citoyenne choquée par les mensonges dont ceux tenus par l’intervenant qui vient de parler avant moi. Tout ce qu’ils disent est faux.

Les femmes d’Atar sont des perles, mais on ne les voit pas, à cause de la consommation de l’eau salée. Voyez leur corps (montre son bras). (Bruits des foules)

Prenant le micro, le Président dit : « écoutez, écoutez ».

S’adressant à l’intervenante: Tu connais la vérité ? Dis-la ».

« On veut le goudron, un assainissement, du poisson dont nous n’avons même pas senti l’odeur.

Le poisson est mis dans les sacs et détourné. Ceux qui l’ont volé ont construit des villas et acquis des voitures. Les médicaments n’existent pas à l’hôpital ou sont mis dans les dépôts pharmaceutiques. Nous citoyens démunis, nous ne pouvons pas les acheter. Il n y a même pas un comprimé d’Aspirine dans cet hôpital.

A propos de l’enseignement, c’est le directeur qui dispense les cours dans toutes les autres classes non dotés d’instituteurs. Beaucoup d’écoles ont été fermées alors que nos populations illettrées en ont cruellement besoin. Qu’Allah vous accorde la victoire sur le faux ».

Transcrit par la Rédaction de cridem.org

Source : Rédaction Cridem

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