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Début du dialogue « national » ce jeudi après midi

Le président  de la République,  Mohamed Ould Abdel Aziz, a supervisé la cérémonie officielle de démarrage  « d’un dialogue national inclusif » se déroulant du 29 septembre au 10 octobre, en présence du premier Ministre, des membres du gouvernement et des leaders de plusieurs partis politiques,   jeudi soir au Centre International des Conférences de Nouakchott (CICN-Palais des Congrès).

Au programme de ce forum plusieurs thèmes relatifs aux grands défis politiques, économiques et sociaux.

Il s’agit notamment des problèmes  liés à l’organisation des élections, « la suppression du sénat et la création de conseils régionaux, la   révision du Code Electoral pour le rendre consensuel, l’organisation  d’élections législatives et municipales anticipées avec une éventualité de renforcement du scrutin proportionnel, la  révision de la loi relative aux partis politiques et à leur financement…. ».

Figure également au programme un thème relatif au renforcement de l’État de droit, la séparation des pouvoirs et l’indépendance de la justice, la révision de la composition du conseil constitutionnel….

Par ailleurs, tous les problèmes liés à la gestion des affaires publiques, à la gouvernance économique, aux questions foncières  et à la préservation d’un environnement sain et durable seront abordés au cours des assises.

La cérémonie d’ouverture a été marquée  par les discours des différents leaders de partis politiques présents.

Dernier à prendre la parole, le  chef de l’État mauritanien  a  invité  les participants à une réflexion profonde dans l’objectif d’aboutir à des conclusions et recommandations allant dans le sens des intérêts supérieurs du peuple mauritanien.

En dépit de l’usage de l’adjectif « inclusif », signale-t-on, ce forum est boycotté par le Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD) et les principales formations du Forum National pour la Démocratie (FNDU), notamment l’Union des Forces de Progrès (UFP) et les islamistes du Rassemblement National pour la Réforme et le Développement (RNRD-TAWASSOUL).

Ces partis nourrissent la crainte d’une volonté du pouvoir visant la modification des dispositions relatives à  la limitation à deux (2) du nombre de mandats du président de la République.

Après un putsch en 2008, Mohamed Ould Abdel Aziz  a remporté 2 scrutins présidentiels en juillet 2009 et juin 2014.

En Mauritanie, les dispositions relatives à la limitation des mandats sont érigées au rang de  clauses d’éternité.

Le calame.info

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