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Beyrouck a propos de : « Les trois acacias » , la lignée des Heddar

Vient de paraitre : « Le Lignage, Ehel Heddar, cinq générations de poètes en Mauritanie.»Ould Heddar, vous connaissez? Tous les hassanophones vous répondront : « bien sûr, c’est un des plus grands poètes hassaniya » Oui, c’est vrai, mais ils sont plusieurs.Toute une lignée de grands poètes, admirables ciseleurs de la langue maure. C’est assez rare, voyez -vous!
Un livre vient de paraitre qui a la tentation (le terme est de l’éditeur) de ramener la poésie Heddar,jusqu’ici bien ancrée dans l’oralité, dans le royaume de l’écrit, cet écrit qui, dans la culture maure devait rester l’apanage du religieux.
Les éditions « Les trois acacias » créées par Abed Vettah Ould Mohamed ( un fanatique des livres) ont choisi comme premier(s) auteur(s): la lignée des Heddar Ce livre très beau est en fait l’œuvre d’un groupe. Il y a d’abord Manuel Bengoecha, professeur de littérature , qui a beaucoup travaillé ici pour la littérature vietnamienne avant de partir pour le Vietnem, il y a Mick Gewinner ,un grand cœur, férue de création, qui a passé des années avant d’aller à la retraite , il y a bien sûr Abdel Vettah lui -mpeme, excellent connaisseur de la langue maure et des traditions du Trarza, trés bonne plume aussi,et d’autres encore, Khaddi mint Cheikhna et même votre serviteur qui passait parfois un Mercredi à l’heure de leur rencontre au Centre Culturel Marocain ( où l’inénarrable Kadiri,le directeur du CCM accueillait avec générosité et finesse), tout content à l’idée d’entendre Mohamed Heddar déclamer les poèmes de sa famille et de savourer le thé qui était servi dans la pure tradition mauresque( au sens large)
Ce livre mérite qu’on s’y attarde. D’abord pour lui même, les textes sont publié dans la langue mère, puis traduits dans un Français souvent fort poétique .Ensuite parce que c’est peut être le début d’une belle aventure: la traduction en langues étrangères des grandes œuvres de la littérature maure.Oh, je sais, des traductions, il y en a eu,mais elles ne concernaient souvent qu’un seul poème et il leur arrivait aussi de tuer le texte,d’écraser en lui tout ce qui fait son essence, sa beauté poétique. Ici, les traductions sont bien tenues, et les textes qui les accompagnent expliquent bien le contexte culturel qui a donné naissance non pas à un mais à plusieurs Mohamed Vall Heddar
En tous cas, ce livre m’a ravi.

M’Bareck Beyrouck

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