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Mention Excellent : Aujourd’hui, le ciel à la terre a parlé ….

Résultat de recherche d'images pour "ciel et terre"Aujourd’hui le ciel à la terre a parlé  Mais avant, c’est elle qui l’avait imploré

Elle avait dit son sol aux craquelures, aux fissures,

aux abimes en lignes cassées.

Ce sable qui n’en finissait plus de roussir

les lits qui trop longtemps n’ont pas été mouillés.

La bouche séchée de l’oued qui ne savait plus baiser

Le torrent aphone et sans larmes à verser

La terre avait dit aussi son ventre qui n’avait plus que sa chaleur à suer.

Au tout haut, elle avait ainsi fait sa goulue, sa toute assoiffée…

S’ouvrant ça et là en blessures immondes, en limon asséché, mourante tourmentée,

Voyant venir la faucheuse, celle qui n’est pas là pour le blé.

Devant Gaia se dénudant, plaignante aux entrailles béantes, le ciel a enfin répliqué

En homme courroucé, il sied de faire entendre d’ abord sa gronde.

Montrer ses gros bras a tour d’éclairs et de trombe.

S’aidant de tous les sifflets du monde,

en préliminaires de fronde, faire tonner sa voix.

Prendre Dame nature à témoin et lui demander,

Qui est le maître, des choses, des hommes, de la pluie et du beau temps.

Vous maître, répondit l’écho, ce traître, cet encenseur aux mille voix.

Qu’avait elle donc a être si pressée, à montrer son émoi,

à dire son désir du grand toit.

Puisque cela était, c’est qu’il fallait qu’il soit…

Ne savait il pas tout lui, le Ciel, lui le roi, lui qui faisait aussi la loi.

Mais à la volonté des belles, il faut parfois se plier.

Une bonne rasade généreuse et pailletée.

De grandes eaux abondantes et grainées.

En voulais-tu? En voici ma chère, toi qui ne peux toute seule enfanter…

Toi au regard vers le haut tout en temps rivé.

Et pendant que ce sermon ruisselle,

Qu’à la charge le ciel s’attelle,

Que la terre s’ouvrant un peu plus a chaque salve qui la martèle,

poisse son sol de ces bienfaisantes giclées,

buvant jusqu’à être lie la céleste ondée…

Au coin des pans de tente, pudiques,

les hommes du grand désert ont le corps en repli,

L’assise tendue, les têtes penchées,

les bouches roulant des litanies, les regards détournés…  »

Il ne faut surtout pas suivre de l’œil l’orage, il faut prier »

dit le vieil homme à la fillette intriguée…

Les petites créatures n’ont pas droit d’entrer, ni à se mêler,

aux ébats prometteurs, entre une ronde trop longtemps délaissée,

et un prince a la charpente voûtée…

El Mej7ouda

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