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Semaine de la Francophonie : Cette fête qui a fait grincer des dents

Semaine de la Francophonie : Cette fête qui a fait grincer des dentsL’Authentique – La Ministre de la Culture et de l’Artisanat, Hindou Mint Aïnina, dans le discours qu’elle a prononcé le 20 mars 2016 à l’occasion de la célébration de la Journée de la Francophonie, qui clôturait également une semaine de fête autour de la langue française, a voulu être très explicite.Selon elle, célébrer la Journée de la Francophonie ce n’est pas fêter la langue française, mais reconnaître l’intérêt d’une langue porteuse de valeurs de partage, de communication et de connaissance, dans le respect des identités, des cultures et de la religion des autres. Cette journée qui a connu un plein succès a aussi connu ses détracteurs.

Certains y ont perçu, face à l’engouement créé, une menace contre l’arabité en Mauritanie. Vieille querelle de clochers, trouvent certains. L’édition 2016 de la Semaine de la langue française, qui a débuté le 12 mars dernier, a connu son apothéose le 20 mars 2016 au Centre culturel marocain, Journée de la Francophonie.

Dans le discours qu’elle a prononcé à l’occasion, la ministre de la Culture et de l’Artisanat, Hindou Mint Aïnina a mis l’accent sur l’intérêt de la langue française en tant qu’outil de communication et de partage des valeurs. Selon elle, « la langue et la culture française véhiculent un certain nombre de valeurs qui sont nôtres et qui sont universels ».

Il s’agit entre autres, du respect de l’autre et de sa spécificité, de son identité, de sa culture, de ses croyances, mais aussi le respect des mêmes codes d’honneur et de dignité humaine, des mêmes valeurs essentielles, la fraternité, la solidarité et la justice.

Ce qui selon elle, cadre parfaitement avec l’engagement du président de la République Mohamed Abdel Aziz à œuvrer pour le maintien de la paix en Afrique et dans le monde.

Auparavant, Ahmed Ould Hamza, président de l’Association mauritanienne pour la francophonie (AMF) devait mettre l’accent sur les mêmes vertus de la langue française, langue de valeurs universelles, de paix, de tolérance, de diversité et de partage. Dans un monde dominé par l’intolérance et le fanatisme, ces valeurs qui sous-tendent selon lui le mouvement francophone constituent les meilleures armes à la disposition de l’humanité.

Quelques 239 prix ont été décernés à la clôture de la 21ème édition de la Semaine de la francophonie. Un texte de Feu Ly Djibril Hamet a été ainsi monté en scène.

Mais la Journée et la Semaine de la francophonie ne se sont pas déroulés sans faire grincer des dents. Quelqu’un avait publié un article sous le titre « Au revoir à l’Arabe en Mauritanie » critiquant la présence d’un membre du gouvernement dans un évènement où la langue arabe était totalement absente même sur les banderoles et les affiches.

Pire, l’opinion a suivi avec mépris des écrivains prétendument francophiles critiquer sur le plateau d’une télévision privée l’usage de la langue française alors qu’eux-mêmes écrivent et sont connus par leur usage de la langue française.

Quelqu’un parmi cette faune est allé plus loin en soutenant que le peuple mauritanien est Arabe et que le Français doit être banni dans les discussions entre Mauritaniens. Et si cela provient d’un professeur mauritanien vivant de ses cours en Français à l’étranger, cela devient encore une insupportable hypocrisie.

MOMS
Source : L’Authentique (Mauritanie)

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