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RETRO 2015/Économies : (suite de la première partie)

RETRO 2015/Économies : (suite de la première partie)La Mauritanie boucle l’année sur le plan économique avec un déficit persistant, même si c’est à un niveau moindre que l’année précédente. Ce qui augure de bonnes perspectives pour une reprise en règle des activités pour 2016. Recul, hausse des prix de denrées de premières nécessités, contraction, repli, résument la situation économique et financière du pays. Cette fin d’année 2015 est restée morose suites aux effets de la crise mondiale fortement ressentis à travers la contraction de l’investissement privé, la diminution des entrées touristiques du fait de la menace djihadiste entre autres.

Pour un pays comme le nôtre qui importe tout, souffrir d’une crise intérieure avec des dépassements budgétaires que rien ne justifie, est à l’origine de nôtre situation actuelle. Le pourrissement de nos finances publiques mises à sac par des agents du trésor en milieu décentralisé, auront raison du limogeage de l’ancien ministre des finances, Thiam Diombar.

Des interpellations seront opérées sans pour autant être suivies d’effet, dans le pays où chacun veut sa part du gâteau. L’activité économique reste au ralenti, avec des difficultés qui vont s’expliquer par la compression de travailleurs dans plusieurs entreprises du parapublic.

Une mal gouvernance budgétaire aux relents d’une odeur suspicion est venue se greffer et pour longtemps dans un modèle que l’on voulait pourtant vertueux. Le secteur agricole, aura lui aussi connu des vertes et pas que des mûres.

Si la nature a été généreuse avec une pluviométrie en deçà de la normale, le monde rural aura été secoué avec les tentatives de l’accaparement des terres de la vallée au profil de multinationales arabes. A Aéré-Lao, Viom, Ould Birome, Tiamène, les paysans font grise mine, car des efforts de transparence, restent à faire dans ce secteur.

Le secteur des télécommunications, connait une décélération. Mauritel, Mattel, Chuinguitel, font face à un ralentissement de leurs activités qui sonne comme un début de saturation de la téléphonie mobile (principal moteur de ce secteur). L’un de ces opérateurs serait sur le point de quitter le marché mauritanien.

(A suivre)

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