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Les contrevérités du ministre des finances

Loi rectificative des finances 2015 : L’Etat accentue la pression sur les consommateurs  Dans son emblématique sortie face aux députés et aux sénateurs, le tonitruant ministre des finances Moktar Ould Dray a, selon l’avis de certains spécialistes des choses économiques, raconté beaucoup de fausses histoires. Il  s’est juste permis de bourrer nos honorables parlementaires en citant à tort et à travers des chiffres et des pays au hasard. Ainsi, selon Ould Diay, le prix du carburant reste encore moins cher en Mauritanie que dans les pays de la sous-région. Ce qui est totalement faux. Et que la masse salariale a augmenté de 2008 (70 milliards) à 2015 (116 milliards) de plus de quarante six milliards d’ouguiyas qui iraient directement dans les poches des fonctionnaires. Ce qui est aussi faux. Les agrégats et les chiffres s’accommodent très mal de la schématisation et de la mise en scène. Le ministre des finances n’a pas parlé aux députés de la très grave hausse des prix de toutes les denrées de première nécessité et de la détérioration sans précédent des conditions de vie des populations. Son excellence n’a pas évoqué la terrible dépréciation du cours de la monnaie qui la conduit inévitablement vers une « zairisation » annoncée. Le ministre n’a pas évoqué la souffrance de certains contribuables obligés de payer des impôts qui ont augmenté à plus de trois cents pour cent. Pour maintenir le rythme de son passage à la direction générale des impôts. Ses réponses sur l’augmentation fiscale des importations des voitures et du riz frisent le ridicule. Un pays qui traîne une dette extérieure de quatre cents milliards ne peut pas avoir une économie qui marche. Les pauvres fournisseurs des années d’avant 2008 attendent encore d’être payés, alors que les tout jeunes hommes d’affaires dont les très proches parents du président, y compris son fils, se font « liquider » quasiment avant le service fait. Excellence, la médaille a son revers. Le bourrage des urnes. Le bourrage des oreilles. Le gonflage des chiffres. Le blanchiment d’argent. Jusqu’à quand ?

Le Calame

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