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Atar : Les populations souffrent la soif

Atar : Collaboration UNICEF / Commune d’Atar …Implication des jeunes de SelibabyEn raison du manque de pluie enregistré l’année dernière, la salinité est montée progressivement  dés février 2015 dans les puits traditionnels et forages des Batha d’atar et d’Azougui, alimentant   les populations de la ville. Du coup,  le prix de la tonne d’eau douce ( 5 barils de 200litres ) est passé à quatre mille ( 4.000 ) Ouguiyas  et celui de la tonne  d’eau saumâtre  est  passée à trois mille (3.000) Ouguiyas au lieu  de 1.000 UM  et 500 UM  respectivement.Cette montée vertigineuse du prix de l’eau est  due d’une part,  au fait que le nouvel approvisionnement de la ville provient d’un sondage d’eau douce implanté à Ain Ehel Taya situé à 40 km au sud d’Atar et d’autre part, à l’insuffisance des citernes destinées à assurer  tel approvisionnement.

Les rares puits traditionnels encore buvables  de Kanaoil et Tawaz  connaissent ces temps ci  de longues queues de charretiers, chauffeurs de bus ou Toyota land Cruser  cherchant à remplir des bidons, futs  et  cuves métalliques ou plastiques qu’ils vendent à des prix très chers.

Les populations se disent très inquiètes : « On n’est qu’au mois d’Avril  et c’est à peine que nous arrivons à obtenir le minimum d’eau .Qu’en sera-t-il  aux mois de Mai, Juin, Juillet lors de canicules d’été ? ».

A moins d’un miracle ou d’une opération «  coup de poing » qu’engageraient rapidement les pouvoirs publics, le pire est à craindre.

Slama

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