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Communiqué de presse : Halte à la faim des ouvriers de la SNIM

Communiqué de presse : Halte à la faim des ouvriers de la SNIMUFP – La crise des ouvriers de la SNIM a pris un tournant dangereux après les déclarations du président Mohamed Ould Abdel Aziz lors de sa conférence de presse au cours de laquelle il a fait preuve d’une obstination non comprise à continuer d’ affamer des milliers de familles mauritaniennes, pour la seule raison que les chefs de ces familles ont exercé leur droit légitime de déclencher une grève pacifique qui est finalement leur ultime recours après l’échec des tentatives d’entente avec la direction de la SNIM dans le cadre de l’accord du 3 – 5 – 2014.

L’entêtement de la direction de la SNIM au point de refuser d’ouvrir des négociations avec les délégués qui ont pourtant cosigné avec elle l’accord du 3-5- 2014 au nom des travailleurs, est à l’origine de l’approfondissement d’une crise dont l’ampleur menace l’existence de la société et la vie des travailleurs soumis à un épuisement matériel durant deux mois, ce qui impacte négativement tous les aspects de la situation des régions du nord du pays, particulièrement les villes de Zouératt et de F’dérick du fait de leur dépendance des activités de la SNIM.

La politique du pouvoir en place à l’égard de la crise de la SNIM, est désormais claire eu égard à la position du chef de l’Etat visant à affamer les travailleurs pour les obliger à courber l’échine voire même à disparaître.

Cette politique adoptée par le chef de l’Etat est exactement la même que celle qu’appliquait la MIFERMA et que les travailleurs avaient affrontée avec une fermeté et un courage sans faille, et ce face aux balles de la répression qui ont fait couler leur sang sur la BATHA de Zouératt, symbole de dignité, de sacrifice et de gloire.

Ce qui est curieux, c’est que le président qui appuie la position de la direction de la SNIM refusant de négocier avec les travailleurs, est lui-même qui a ordonné à cette même direction de signer les accords d’avril 2014 avec les travailleurs en grève. Il est vrai que c’était à la veille des élections présidentielles ! Cette attitude du chef de l’Etat dément la prétendue indépendance de la SNIM, et confirme, par contre, son instrumentalisation politique et son pillage économique.

Nous, à l’UFP :

- Dénonçons avec force la politique répressive que le pouvoir en place applique contre la grève des travailleurs de la SNIM visant à les affamer ;

- Demandons de mettre fin à cette politique destructrice pour la société et qui compromet la vie des travailleurs et leurs familles, à travers l’ouverture d’un dialogue à même de parvenir à une sortie de crise, garantissant aux travailleurs leurs droits légitimes ;

- Tenons le pouvoir en place responsable de la situation catastrophique que vivent les villes du nord du pays, particulièrement Zouératt et F’dérick qui sont sinistrées du fait de l’arrêt des activités de la société et de la suspension des salaires de la majorité des travailleurs ;

- Réaffirmons notre soutien et notre solidarité avec les travailleurs dans leur lutte pacifique pour conquérir leurs droits légitimes ;

- Exhortons toutes les autres forces nationales à soutenir la cause des travailleurs, et à peser dans le but d’un dénouement heureux pour cette crise qui va crescendo.

Nouakchott 30 – 3 – 2014
Secrétariat national chargé de la communication.

Source : UFP

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